L'Alamblog

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mardi 7 octobre 2008

Jacques Yonnet résistant

résistant - il a contribué à l'arrestation du docteur Petiot -,

Fait le portrait de Pierre Béarn. Grand mystificateur. Aurait (ou non fait partie du réseau de résistance Inter à Paris (il en aurait été le chef selon Pierre Béarn). Utilise des pseudonymes pour écrire des polars inavouables. Publie Univers virgule cinq in Bizarre (n° 2). Fantaisiste, il se lance dans la marionnette comme en leur temps Louis Lemercier de Neuville (1830-1918) et Maurice Sand, le fils de George ou Marianne Van Hirtum. (Après Gaston Baty, de la génération antérieure); Dans les Mémoires de 7 vies de Jean François (sic) Deniau (Plon, T. I : les temps aventureux, 1994, p; 240), on lit ceci : Le docteur Petiot est arrêté alors qu'il siège comme juge au tribunal militaire à la caserne de Reuilly, par Yonnet, spécialiste de la magie dans le XIIIe arrondissement de Paris. En fait, il semble qu'il ait surtout permis de le démasquer par un article dans Résistance (19 septembre 1944 : "Petiot soldat du Reich", le 18 octobre 1944, réponse de Petiot qui se dévoile). Remet ça le 13 mars 1946 dans Résistance à propos du Capitaine Simonin. Yonnet est la vedette du procès Petiot. Il admet avoir utilisé "sous toutes réserves" les informations d'un certain Rolland Charles. Yonnet était alors mobilisé en tant qu'officier de sécurité militaire, il passe au peigne fin les listes des résistants pour accélérer l'enquête du juge Goletty. sous le pseudonyme de résistance Jacques Ibarne, il est signataire du rapport de "conclusion" publie le 3 mai 1945 après l'interrogatoire de l'inculpé Marcel Petiot. Le procès débute le 18 mars 1946. "On ne m'otera pas de l'idée que les meneurs d'hommes, ces sortes de furoncles, d'abcés à demi-conscients tirant à eux, comme des humeurs délétères, les foules fiévreuses, possèdent la science infuse du temps sclérosé. Ils jouent avec les secondes vides comme sur un damier. Une fraction de temps fixé, figé, de temps mort, enfoncé comme un coin dans les rouages les plus mervemeusement huilés du plus lucide des esprits . et voilà tout le mécanisme foutu par teffe, prêt à assimiler toutes les disciplines, prêt à entériner les plus monstrueuses aberrations, collectives surtout ". (Jacques Yonnet, Rue des Maléfices. Petite bibliothèque Payot, 1995). PEtiot : arrêté le 31 octobre 1944 à la sortie de la station Saint-Mandé Tourelle (ilse nomme alors Capitaine Valéry et exerce depuis début septembre le poste d'officier adjoint au commandant en chef du 2e bureau au bataillon de dépôt du 1er RM caserné à Reuilly

lundi 6 octobre 2008

Nouvelles du wharf (Emile Brami, Anna Gaïotti, Jean-Pierre Martinet)

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La saison littéraire bat son plein (fin programmée juin prochain).
Ce jour, par exemple, on vernit avec beaucoup d'à-propos l'exposition Gaston Leroux. De Rouletabille à Chéri-Bibi à la BnF (Tolbiac) dès 18 h 30, et vendredi prochain, c'est-à-dire le 17, Emile Brami signera son roman Emile l'Africain (Fayard) à la librairie L'Ecume des mots.
Comme tout le monde le sait, c'est au 174, boulevard Saint-Germain (Paris 6e). Ce que l'on ne sait pas c'est s'il y aurait un verre de thé à la menthe à boire. C'est important parce qu'ensuite, on aura tout juste le temps de courir voir le happening présenté par Anna Gaïotti, Bride, à 18 h à l'Ecole nationale des Beaux-Arts à Paris, 14 rue Bonaparte, 75006 Paris. C'est à un jet de pierre. Il est possible de faire les deux... En commençant par le deuxième événement peut-être.

Et si l'on n'a pas attrapé un claquage à ces sauts de puce, on filera à l'ouverture du Salon des Revues. Il faut du souffle pour vivre pleinement la vie parisienne... Il faut aussi des jambes.

Un autre bon moment sera celui qu'a choisi Alfred Eibel pour saluer la parution du Jérôme de Jean-Pierre Martinet. Là, il faudra du souffle parce que la librairie L'Amour du Noir n'est pas grande et que la faune littéraire la plus drue promet de s'y presser pour l'occasion. (On en profitera pour saluer Sylvain Goudemare, évidemment).
Pour reprendre les termes de celui qui fut peut-être son premier éditeur dans la presse, Michel Mourlet, Martinet "aimait Baudelaire, Holderlin, Yves Martin, Rilke, Gustave Roud, Rimbaud, Trakl. Il aimait les nuits sombres des romans russes du XIXe siècle. Sauf erreur, il publia ses premiers textes dans Matulu, où l'avait rejoint Yves Martin."
Et voilà notamment pourquoi Matulu fut - et reste - important.
(Nous sommes prêt à acheter certains numéros qui nous manquent encore d'ailleurs).
Bref : le 23 octobre, entre 18 h et 21 h, la librairie L'Amour du Noir, rendra hommage à cet écrivain d'exception. La Table Ronde, Le Dilettante, les Editions Finitude mettront à la disposition des curieux L'ombre des forêts, Ceux qui n'en mènent pas large, et Jérôme.

Et puis le Préfet maritime se présentera, invité qu'il est, avec La Grande Vie éditée il y a peu chez L'Arbre vengeur, non invitée qu'elle est par les organisateurs qui l'ont oubliée au passage.
Nous en profitons pour signaler que La Grande Vie, épatant écrit sera remis en vente en cette belle occasion.
Peu importent les tables du reste, les poches du Préfet sont profondes : il en aura des tas.

L'Amour du Noir
11, rue du Cardinal Lemoine
75005 Paris
01.43.29.25.66

jeudi 2 octobre 2008

Le Mundaneum et l'affiche palestinienne

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Le Mundaneum est une curieuse institution de Belgique.
Son origine remonte à la fin du XIXe siècle, lorsque l'un des pères de la bibliographie, Paul Otlet (1868-1944), et le Prix Nobel de la Paix Henri La Fontaine (1854-1943), forgent le projet follement utopique de rassembler l'ensemble des connaissances du monde en un même lieu. Le Mundaneum devint un centre de documentation à caractère universel.
Installé à Mons depuis 1998, le Mundaneum est aujourd'hui un centre d'expositions et de débats. Un lieu dont la mise en valeur, à l'heure du grand fatras internautique apparaît plus nécessaire que jamais.

Voilà qui justifierait le voyage à Mons, d'autant que s'y monte une exposition, basée sur la collection jamais montrée d'Ezzeddine Kalak, représentant de l’OLP en France, assassiné en 1978, consacrée à « L’affiche palestinienne » (du 7 novembre au 21 décembre 2008).
"Fasciné par la force mobilisatrice des affiches politiques palestiniennes qu’il collectionnait par centaines, Kalak avait pour projets d’écrire un livre et de consacrer un musée à cet art de la concision et de la force graphique.

« L’affiche est un instrument politique de mobilisation et d’information révolutionnaires", expliquait E. Kalak. "La charge émotionnelle de son texte et de son graphisme bouscule l’hésitation, et mobilise lentement mais sûrement le potentiel d’amis et de sympathisants ».



Le Mundaneum, les archives de la connaissance. Les Impressions Nouvelles, 2008, 97 p. 13 euros

Comité scientifique du Mundaneum Cent ans de l'Office international de bibliographie. 1895-1995 : les prémisses du Mundaneum. - Mons, Editions du Mundaneum, 1995, 368 p. 25 euros

Bettina Cerisier et Jean-François Fueg, Le Mundaneum. Un internet de papier. - Mons, Editions Mundaneum, 1998, 80 p. Epuisé.

Françoise Levie L’homme qui voulait classer le monde - Paul Otlet et le Mundaneum. Les Impressions Nouvelles, 2006, 24 euros.

mercredi 1 octobre 2008

Bibliographie de la revue Roman

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N° 6. Fictions. Dossier Henry Miller. — Février 1984

Dossier Henry Miller
Réflexions (Henry Miller)
Le roc heureux (Lawrence Durrell)
Un gamin de Brooklyn (Emil Schnellock)

Fictions
Les sombres jours de monsieur Ghicka (Alain Gerber)
Dans l'obscurité d'un pont (Jacques Teboul)
La dernière (Patrick Besson)
Le secret, suivi de Avertissement à l'auteur (Alain Demouzon)
Le château d'ennui (Jean-Marie Turpin)
Une lune (suite) (Rafael Pividal)

Les personnages
Transformations (Emmanuel Jouanne)
La bague (Sylvie Bacot)

Document
Quatre lettres inédites (Edgar Allan Poe)

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