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dimanche, novembre 23 2008

Portrait du pirate en conservateur de bibliothèque (2/3)

Portrait du pirate en conservateur de bibliothèque (seconde partie)

Dans le billet précédent, il était question de la figure du pirate en tant qu'individu qui organisait des « collections », qui rassemblait différents éléments audio, textes et vidéo, pour les mettre à disposition sur l'Internet, sans jamais tenir compte, évidemment, du droit de la propriété intellectuelle (ou du Copyright anglo-saxon). Ce non-respect de la propriété intellectuelle rend ce genre de démarche particulièrement efficaces : pas de demandes à effectuer aux ayant droits, pas de refus à respecter de leur part, tout ceci rend la démarche qui vise à constituer une collection réellement rapide et efficace. Bien plus efficace que la mise en place de fonds par des bibliothèques patrimoniales qui doivent, de leur côté, respecter le Code de la propriété intellectuelle, ou la législation en vigueur sur le copyright.

Et les pirates réorganisent sans cesse les morceaux épars dont ils disposent. Les collections qu'ils mettent à disposition sur les réseaux pair à pair (peer to peer) sont sans cesse en cours de réorganisation et de montée en puissance. S'il était rare, il y a deux ans, de voir des ensembles de documents dépasser 1Go, il est désormais courant d'obtenir de larges collections de textes qui font près de 10Go, voire plus pour certaines d'entre elles. Tout ceci représente un phénomène déjà connu. Ce qui l'est moins, c'est la volonté des pirates de numériser avec des formats ouverts, qu'ils estiment « pérennes » et sûrs. Autrement dit, ils ont la volonté de mettre à disposition des documents audio, vidéo, ou textes, dont ils s'assurent qu'ils pourront être exploités sur le temps long. Dans ce sens également, ce sont de véritables « conservateurs de bibliothèque », disposés dans leur projet à vouloir assurer une pérennité dans leur travail. Dans le domaine de l'audio par exemple, alors que le format mp3 (format propriétaire, qui entraîne une dégradation par rapport à une copie originale) était systématiquement privilégié sur les anciens réseaux pairs à pairs, tels que Gnutella, la nouvelle génération de pirates s'attache à « ripper » les CD, notamment ceux de musique classique, mais pas seulement, dans des formats ouverts ¬— donc pérennes — qui n'entraînent aucune dégradation au niveau du signal, tels que le FLAC.

Puisque c'est bien de cela dont il s'agit : d'une nouvelle génération de pirates, qui n'a sans doute pas grand chose à voir avec ceux qui téléchargeaient des morceaux MP3 sous Napster, il y a seulement dix ans. Cette nouvelle génération préfère la rareté : les films d'auteurs, les vieux enregistrements vinyle considérés comme des « classiques », ou encore des livres de référence en sciences humaines ou en philosophie. Ils n'agissent jamais au hasard, procèdent à un tri « intelligent », comme un bibliothécaire, avant de mettre à disposition leurs réalisations sur l'Internet. Ces pirates-là sont animés par une volonté manifeste de « faire partager », et ne sont pas motivés simplement par une haine farouche contre les grands producteurs, en matière audio et/ou vidéo. Aucun discours haineux contre les « Majors », aucune volonté de « détruire » l'industrie du disque, du DVD ou de l'édition, au sein des forums des groupes fermés ou semi-fermés qui pratiquent la mise à disposition de « collections », via le protocole Bittorrent. Ce qui n'était pas le cas de la génération précédente de pirates. Cette volonté acharnée de « faire partager » se traduit par la mise en place de certaines règles assez sévères : la plupart du temps, il est nécessaire de maintenir un ratio entre la réception de données et l’émission qui soit supérieur à deux. En d’autres termes, il est nécessaire de diffuser deux fois plus de données que celles qui ont été reçues, pour éviter d’être « banni » — c’est là le terme consacré, qui n’est pas sans rappeler la notion de bannissement dans les communautés de pirates des Caraïbes, au XVIIIe siècle. D’ailleurs, comme au sein des communautés de pirates du XVIIIe siècle, il s’agit de groupes « fermés », qui se renouvellent assez peu, de nouveaux membres étant intégrés seulement par affinités électives, et devant souvent prouver qu’ils sont membres d’autres groupes, et que leur ratio de partage est très élevé dans ces derniers, généralement supérieur à deux.

Ce n'est plus la même génération de pirate, ce n'est plus, également, le même type d'« économie », au niveau du piratage des œuvres. Il y a encore trois ans, le piratage sur Internet était un « marché de l'offre », dans la mesure où les internautes « prenaient ce qu'ils trouvaient ». Par un pur réflexe « consumériste », pourrait-on dire. Actuellement, le phénomène s’inverse, sous l’influence de ces petits groupes qui utilisent le protocole Bittorrent. En effet, certains de leurs membres procèdent à des « demandes », sur un domaine précis, concernant un texte ou un CD déterminé, et les autres membres essaient de répondre le plus rapidement possible à cette demande. Le marché s’organise désormais selon le modèle de la demande, non plus de l’offre. Et il est de plus en plus difficile de trouver des documents audio, vidéo et/ou textuels qu’ils ne sont pas en mesure de diffuser rapidement. La généralisation du prêt en bibliothèque (non pas en France, mais plus généralement en Europe et dans tous les pays occidentaux), joue certainement là-dessus un rôle majeur, puisque de nombreux pirates profitent d’une période de prêt pour « ripper » CD et DVD, et les mettre à disposition au sein de leurs groupes.

Quant à la problématique du respect de la législation sur le droit d’auteur, il s’agit là d’un élément qui a été définitivement « évacué ». Ce problème n’est jamais abordé, sauf par certaines communautés liées à la bande dessinée, qui répètent sans cesse ces mots : « si vous aimez cet auteur, alors achetez la bande dessinée ». Ailleurs, il n’est jamais fait mention d’un quelconque débat sur la notion de « propriété intellectuelle » et de « droit d’auteur ». Pas la moindre justification, même grossière. Non, toute référence au droit d’auteur est bannie, comme si cette notion n’avait jamais existé. Pas plus qu’il n’existe nulle part, au sein de ces « communautés », de débat autour de la crise actuelle rencontrée par l’industrie du disque ou celle du DVD, ou la moindre mention d’un texte à ce propos. En réalité, c’est l’ensemble du contexte économique lié à la création, qu’elle soit phonographique, audiovisuelle ou textuelle, dont il n’est jamais question.

mercredi, octobre 29 2008

Google, au delà de Google Recherche de Livres

Hier, 28 octobre 2008, un accord a été trouvé aux États-Unis entre la société des auteurs américains (The Authors Guild) et le syndicat américain de l'édition américain, dans le procès qui les opposait à Google depuis deux ans.

Les raisons de ce procès sont relativement bien connues : il était reproché à Google de numériser des livres sous droit d'auteur sans l'accord des ayant droits, et de mettre à la disposition des internautes de courtes citations de ces livres, ce qui représentait une entorse grave à la loi sur le copyright, selon éditeurs et auteurs américains, alors que Google répondait qu'avec ces citations, la firme respectait la loi sur le Copyright, les extraits de livres rentrant dans le cadre du droit de citation. Voici pour le contexte.

Hier soir, fut trouvé un terrain d'entente entre auteurs, éditeurs et Google. Pour plus de détails sur cet accord, il est utile d'aller voir l'excellent (et très long) billet Olivier Ertzscheid, à cette adresse : http://affordance.typepad.com/mon_weblog/2008/10/google-books-le.html. Inutile de revenir dessus, compte tenu du travail de synthèse effectué par Olivier Ertzscheid. Peut-être simplement signaler qu'en fin de compte, après avoir payé la somme de 125 millions de dollars, Google se retrouve avec le droit de numériser l'ensemble des livres qu'il souhaite, y compris ceux protégés par la législation sur le copyright. Petit bémol : cet accord n'est valable que pour les États-Unis. Le Syndicat National de l'Édition (SNE) et la SGDL (qui regroupe les auteurs), en France, qui ont intenté le même procès à Google pour les mêmes raisons que son homologue en 2006, n'ont pas pour l'instant abandonné la partie.

Ces informations concernent le monde du livre. Mais il est nécessaire sans aucun doute de « faire un pas de côté » pour comprendre quelle logique sous-tend la stratégie du moteur de recherche, dont le projet Google Books n'est qu'une (toute) petite partie.

Le modèle économique de Google est celui de la publicité, depuis le départ. Perdre de vue cette idée simple, mais essentielle, ce postulat de départ, serait se priver de tout moyen de comprendre la stratégie globale du moteur de recherche.

Google a besoin d'espace. De plus en plus d'espaces pour afficher la publicité contextuelle (les fameux Adwords et AdSense), qui sont au cœur de sa stratégie de développement. Et il lui faut beaucoup d'espace, au moment où Internet devient un média de masse qui capte de plus en plus les grandes campagnes de publicité (Internet est devenu en 2007 le troisième support de publicité, derrière la presse et la télévision, et la part de l'Internet dans la publicité continue sans cesse de progresser, au détriment des autres supports).

Pour Google, ces espaces où la publicité peut être affichée sont essentiellement, pour l'instant, de deux types : les pages de résultat des moteurs de recherche (publicités Google Adwords), et les et les sites Internet qui présentent des publicités contextuelles Google (publicités Google AdSense).

Avec la montée en puissance du canal Internet, pour la publicité, Google a besoin, sans cesse, de nouvelles pages, quelles qu'elles soient, pour afficher les campagnes publicitaires de ses annonceurs.

Le risque, pour cette firme, serait de « manquer d'espaces », de pages Internet où placer Adwords et AdSense. C'est là un risque et un défi majeur pour Google. D'ailleurs, signe des temps, depuis quelques mois, une nouveauté discrète s'est fait jour : une barre défilante sur les publicités AdSense (celles qui figurent au sein des sites Internet qui prennent un accord avec Google), qui permet de placer plus de publicités sur un espace de même dimension, au sein d'un site Internet.

Le besoin de Google en contenus où placer de la publicité contextuelle est frénétique, à la mesure de la croissance exponentielle du marché de la publicité sur Internet. Et le risque de saturation des espaces où placer de la publicité est réel. C'est certainement la première menace pour cette firme.

D'où la mise en place du projet Google Recherche de Livres, de la messagerie Gmail, du navigateur Chrome, et surtout des projets Google liés à la téléphonie portable. Idem pour le projet d'encyclopédie en ligne, rivale de Wikipedia, baptisée Knol. Wikipedia représente un immense « gâchis », puisque ces millions de page ne contiennent aucune publicité contextuelle. Alors, est né le projet Knol. L'offensive vise l'ensemble des contenus, et non pas seulement les livres.

Google Recherche de Livres n'est qu'un des volets, parmi beaucoup d'autres, d'une politique qui vise à « assurer de l'espace », pour les publicités de la firme, puisque ces dernières représentent son cœur de métier. Il serait certainement assez naïf de croire qu'il s'agit là d'un projet désintéressé.

dimanche, août 31 2008

La numérisation des savoirs : une anti-communauté ?

Nos deux billets consacrés aux DOI ont donné lieu, sur Lekti et ailleurs, à nombre de commentaires intéressants, et notamment celui de Pierre Vautherin (répondant au sobriquet de freak et menant une recherche sur le marché des revues en ligne que nous serions enchantés de diffuser sur notre site) qui affirme que plus de 50.000 articles scientifiques publiés pour une large part sur Internet bénéficient du concours d’un DOI « qui permet de les identifier, et donc de les sauvegarder ! »

Ce chiffre (qui reste à vérifier) illustre un état de fait qu’il nous revient d’interroger : le livre n’est plus le vecteur privilégié de diffusion du savoir et est même largement déconsidéré au sein des procédures d’évaluation de la recherche (et donc de son financement) comme le souligne Françoise Benhamou sur son blog de Livres Hebdo. « Un Tristes Tropiques vaudrait moins qu'une publication dans la revue International Journal of Anthropology » : cette belle formule met en évidence un mode de production scientifique dans lequel la notion même d’ouvrage de référence, point focal autour duquel divergent et convergent l’attention des chercheurs, devient problématique et cède le pas devant des connaissances répondant à un ensemble de requêtes (puisqu’archivées dans des bibliothèques numériques ou sites de « littérature grise » permettant des recherches très précises).

Sur le plan scientifique ou politique, « le livre ne fait plus pleinement sens » ainsi que nous l’écrivons dans notre second billet et les DOI (et plus largement l’Internet) semblent marquer la fin d’un modèle philosophique (un ouvrage consignant l’ensemble des savoirs et luttant ainsi contre l’obscurantisme) et économique (des livres imprimés dans plusieurs pays, faisant l’objet d’un plan de communication et de commandes) hérité de l’Encyclopédie. Permettant un accès individualisé à l’information, ces nouvelles technologies inaugurent sans doute une édition scientifique dans laquelle la notion de communauté et la forme du « tour complet des connaissances » (encyclopaedia) auraient une importance réduite : la parcellisation du savoir esquissée en 1979 par Jean-François Lyotard dans La Condition postmoderne serait ainsi complète.

Fragilisant un livre pensé comme possible point de ralliement des connaissances et de ceux qui les produisent, les DOI ne se font également pas les alliés d’un savoir conçu comme partage communautaire d’analyses et d’idées : adaptant le cadre légal de la propriété intellectuelle à un environnement numérique, ils font en effet la promotion d’une recherche produisant ce que Jean-Max Noyer, Gabriel Gallezot Olivier Ertzscheid et Ghislaine Chartron nomment dans un article très inspiré des « objets éditoriaux finis » et non des travaux en devenir offerts au commentaire. Se situant aux antipodes d’archives ouvertes, qui entendent diffuser des productions scientifiques quels que soient leurs formats (comme HAL-SHS) ou les présenter avec des contributions de leurs différents lecteurs (comme ArXiv), l’usage de DOI tourne le dos à une redéfinition de l’édition scientifique comme possibilité « d’habiter les communautés d’œuvres, les agencements qui produisent et font circuler les documents, comme “incomplétude en procès de production” » pour reprendre les termes des chercheurs sus-cités.

Nonobstant les libertés qu’offre l’Internet de commenter et mettre en relation avec d’autres documents des réflexions offertes à la communauté scientifique, cette nouvelle forme de commercialisation tombe en fait sous le coup de la remarque qu’une universitaire assistant aux premières Assises de l’édition numérique adressa à plusieurs intervenants : « Chercheurs et étudiants sont en attente de possibilité d’accès et de relation à un savoir en train de se faire : ne transposez pas dans le nouveau monde numérique les structures du vieux monde de l’édition scientifique. »

samedi, mai 3 2008

Retard

L'ouverture de la librairie générale Lekti-ecriture.com était prévue au cours du mois d'avril 2008. Nous sommes au début du mois de juin, et trois semaines de retard dans les dates initialement prévues doivent être prévues.

Nulle inquiétude en cela. Simplement, le mois d'avril a été une période dense, au niveau de Lekti-ecriture.com, et certains dossiers interprofessionnels (notamment celui des frais postaux pour les libraires et les éditeurs), nous ont éloigné quelques temps du projet de mise en place de la librairie Lekti-ecriture.com.

Par ailleurs, nous avons voulu, au moment de lancer la librairie générale, libérer le logiciel libre que nous avons conçu en partenariat avec la société No Parking (Lille, France), à partir du logiciel libre Drupal, et le mettre à la disposition des groupements d'éditeurs, librairies, auteurs et bibliothécaires, afin de leur permettre de construire leur projet. Nous sommes donc en train de préparer cette libération, et l'ensemble des modules Dupal développés au cours des derniers mois seront disponibles, en libre accès, sur drupal.org, d'ici quelques semaines.

Nous espérons être en mesure de construire une communauté autour de ce logiciel libre, afin de développer certaines fonctionnalités, de promouvoir l'utilisation de Drupal en tant que logiciel libre prompt, nous l'avons voulu ainsi, à répondre aux attentes des auteurs, éditeurs, libraires et communautés de lecteurs. Un logiciel libre également apte à vendre des textes dématérialisés, quelques soient leurs formats. Un logiciel libre pour que pour que les gens du livre puissent avoir des outils techniques puissants qui leur permettent de s'organiser de manière efficace. Le logiciel libre Drupal, malheureusement moins connu en France que dans les pays anglo-saxons, bénéficie d'une communauté de développeurs particulièrement impressionnante, rigoureux dans leur travail, et d'une architecture très souple, particulièrement modulaire, apte à répondre à des besoins assez différents, qui pourraient être ceux de groupements de librairies, d'éditeurs, d'auteurs et de libraires.

Lekti-ecriture.com a rejoint l'AFUL (Association Francophone des Utilisateurs de Linux et des Logiciels Libres) cette semaine. Avec l'envie de promouvoir le logiciel libre au sein du monde du livre, notamment au moment où les bibliothèques publiques décident de numériser en masse leur fonds, en privilégiant les formats propriétaires et les DRM, ces fameux verrous numériques, ce qui ne cesse d'inquiéter tous ceux qui se préoccupent de maintenir certaines libertés fondamentales, notamment celle d'un accès au savoir.

dimanche, octobre 7 2007

Entretien avec Eric Briys, responsable de Cyberlibris, sur Contre-feux

Logo CyberlibrisIl y a une semaine de cela, nous avons parlé de la nouvelle offre de « téléchargements » de livres de Fnac.com, conçue en partenariat avec Cyberlibris, projet de bibliothèque numérique basé en Belgique.

Compte tenu de l'importance des mouvements qui s'amorcent autour du livre numérique, dont Cyberlibris est l'un des acteurs majeurs, nous avons souhaité mettre au plus tôt à la disposition du public un entretien avec Eric Briys, responsable de Cyberlibris et co-fondateur de cette structure. C'est désormais effectif et les internautes peuvent consulter cet entretien, réalisé par courriel et téléphone au cours de la semaine qui s'achève, sur Contre-feux, la revue littéraire de Lekti-ecriture.com. Il suffit de suivre le lien suivant :

http://www.lekti-ecriture.com/contrefeux/Entretien-avec-Eric-Bryis.html.

Au cours des prochains mois, et compte tenu de l'accélération des propositions liées aux livres numériques, nous essaierons de mettre à la disposition du public, au sein de la revue littéraire de Lekti-ecriture.com, Contre-feux, un nombre toujours plus élevé de documents, qui permettent de comprendre en profondeur les mutations en cours.

mardi, octobre 2 2007

Fnac.com, nouvelle version et... vente en ligne de bouquets de livres numériques

Certains l'on remarqué, Fnac.com a fait peau neuve depuis quelques jours, avec notamment l'intégration de fils RSS qui permettent de suivre l'annonce des nouveautés dans son lecteur de fils RSS préféré.

Mais la véritable nouveauté est ailleurs, et nous remercions le responsable de Cyberlibris d'avoir bien voulu nous en parler, peu avant l'événement.

Cyberlibris, plate-forme de lecture et de consultation en ligne de livres numérisés a été retenu pour s'occuper de la rubrique « téléchargements » de livres (mal nommée, puisqu'il s'agit de consultations à distance avec impression autorisée), répartis au sein de sept bouquets, au sein de Fnac.com. Pour l'instant, l'offre n'est pas encore en ligne, mais cela ne saurait tarder.

Cet événement perdrait tout son sens, et son importance, si l'on ne connaissait pas le nombre d'éditeurs qui sont associés à la démarche de Cyberlibris. De très nombreux groupes éditoriaux, et des éditeurs de moindre importance, ont signé avec Cyberlibris. L'offre éditoriale proposée par Fnac.com, via Cyberlibris, va donc être de première ampleur.

Le livre numérique commence ici.