Héléna et Samuel Autexier, Johanna et François Bouchardeau, arrêtés hier matin à leur domicile, à Forcalquier, ont été relâchés en fin d’après-midi, aujourd’hui.
Un dénouement heureux, et une incompréhension réelle, dans la mesure où — contrairement à ce qu’avait affirmé la source AFP hier —, le tract pour lequel ils ont été arrêtés ne faisait aucune mention de l’adresse de la résidence secondaire du directeur de la DST.
Gageons que l’AFP va procéder dans les heures ou les jours qui arrivent à une mise au point sur cette erreur majeure, avec autant que célérité qu’il en a fallu pour diffuser l’information à l’ensemble des quotidiens français.
En réalité, dans ce tract, figurait seulement la photographie d’une caméra de surveillance de la résidence secondaire du directeur de la DST. L’auteur de cette photographie, Bruno Chiambretto, arrêté hier soir, est lui toujours en garde à vue à Marseille.
Un profond malaise parcourt le monde des éditeurs depuis hier, compte tenu de ces arrestations. L’impression générale, pour beaucoup d’entre nous, est qu’il existe une force actuellement à l’œuvre, — consciente ou non — qui vise à stigmatiser la production d’écrits critiques, sur notre société.
Beaucoup d’éditeurs, d’auteurs et de librairies souhaitent donc poursuivre une mobilisation engagée depuis hier, malgré ce dénouement heureux.