Une journée à La Poste
Par Lekti-ecriture.com le mercredi, décembre 12 2007, 10:06 - Le livre en France - Lien permanent
Lundi, 10 décembre 2007, comme il était prévu, a eu lieu la remise officielle de l'appel « Pour un tarif postal, livres et revues », à La Poste et au Ministère de la Culture. Régis Blanchot, de la fédération SUD-PTT, qui soutient la démarche, nous a accompagné lundi, et nous l'en remercions.
Le lendemain, mardi 11 décembre, Vincent Gimeno et Daniel Delort remettaient dans la matinée l'appel, avec la liste des quelques 8 000 signataires, au Ministère de l'Industrie.
Le dépôt de la pétition à La Poste, tout comme au Ministère de l'économie des finances et de l'emploi, a été un acte officiel sans qu'aucun engagement ne soit pris.
Il en est allé différemment au Ministère de la Culture, où les membres de la coordination, assistés de Jean-Louis Bianco (député des Alpes de Haute-Provence) ont eu une séance de travail de près de deux heures avec Benoît Yvert, président du Centre National du Livre et directeur du Livre, et les services de l'économie du livre.
Avant tout, nous voudrions remercier la Direction du Livre et de la Lecture et Benoît Yvert de toute l'attention qu'ils ont accordé, au cours des derniers mois, au dossier consacré à La Poste. Il faudrait rappeler que Benoît Yvert a saisi, il y a de cela plusieurs semaines, Jean-Paul Bailly, directeur de La Poste, afin de lui faire part de l'inquiétude de l'ensemble des petits éditeurs, qui ne peuvent plus travailler avec La Poste, en raison de la disparition de certains tarifs postaux pour le livre, et de l'augmentation constante des tarifs postaux.
Jean-Louis Bailly a répondu à Benoît Yvert, et un dialogue entre les services de La Poste, et ceux du Ministère, s'est établi.
Après l'étape nécessaire de la remise effective du texte de la pétition, et selon les décisions prises au moment de la rencontre avec Benoît Yvert, le planning est donc le suivant :
- Un groupe de travail tripartite (Ministère de la Culture / La Poste / Coordination des indépendants du livre) va travailler dans les mois qui arrivent à une meilleure définition des tarifs postaux, que les éditeurs peuvent utiliser. À titre d'exemple, les services de La Poste ont indiqué au Ministère de la Culture que les « sacs postaux de librairie », utilisés de manière importante par les éditeurs lors d'envois d'offices vers les libraires par exemple, n'avaient pas disparus. Soit. Il faut donc maintenant que les bureaux de poste eux-mêmes soient sensibilisés à cette existence, puisque de nombreux éditeurs ont indiqué que l'accès aux sacs postaux de librairie leur était refusé, de manière quasi-systématique.
- Parallèlement, Jean-Louis Bianco va constituer, avec la vingtaine de parlementaires qui ont posé des questions écrites au gouvernement, depuis deux mois, un groupe de travail qui va promouvoir la naissance d'un tarif postal spécifique pour le livre, à la manière de ce qui se fait déjà dans de nombreux pays européens, dont l'Espagne et l'Allemagne.
Après la remise officielle du texte de l'appel pour un « tarif postal livres et revues », nous disposons donc maintenant d'une feuille de route pour les mois à venir. Avec, en ligne de mire, la mise en place d'un tarif spécifique pour l'envoi de livres, une extension naturelle de la loi Lang.Et l'investissement important des députés, mais également des professionnels, dans ce dossier nous laisse entrevoir, nous l'espérons, une fin heureuse.