Nous sommes certainement à l'aune d'une période charnière, à la manière de ce qui s'est passé entre 1978 et 1981, et qui a conduit à la mise en place d'un ensemble de dispositifs (dont le prix unique n'est qu'une des facettes) qui ont permis le déploiement (ou le maintien) d'un véritable réseau pour le livre et la diffusion des idées, par l'imprimé.

En 1978-1981, le contestataire principal s'appelait la FNAC. Aujourd'hui, il est rentré dans les rangs, et ce sont des acteurs qui portent le nom d'Amazon ou d'Alapage qui bousculent le monde du livre.

Mais il nous manque quelques guides, et un peu de solidarité. L'absence de personnalités fortes, telles que celles d'un Jérôme Lindon, capables de creuser un sillon, se fait cruellement ressentir.

Du côté de Lekti-ecriture.com, je compte bien prendre mes responsabilités, et je prends acte du désordre ambiant. Et je me réserve le droit de revenir à la pratique commerciale antérieure (frais de port offerts), s'il n'était pas possible de trouver la porte de sortie assez rapidement.

En souhaitant, également, que les auteurs soient systématiquement associés aux évolutions en cours. Comme le signale régulièrement François Bon, les auteurs (alors même qu'il s'agit du devenir de leurs textes dont il s'agit, et qu'ils prennent une place accrue, notamment sur Internet), sont systématiquement écartés des discussions sur le devenir du livre. C'est aussi cela, le désordre.