En l'absence de terminal de lecture propre à la lecture en ligne (les e-readers ne nous ont pas encore envahis, malgré les efforts de Sony et d'autres constructeurs chinois), deux formules sont en train de s'opposer en ce qui concerne le livre numérique :

1) Le choix de Google (et d'autres plate-formes telles que Cyberlibris), est de mettre le navigateur Internet au centre de la démarche. La consultation des ouvrages numérisés s'effectue donc en ligne, sur abonnement (formule de Cyberlibris), ou de manière gratuite (Google Recherche de Livres, avec seulement des extraits de livres en lecture pour l'internaute).

2) D'autres plate-formes, telles que Numilog ou Sony, parient eux sur l'achat d'un livre avec une lecture en mode " déconnecté " (de l'Internet), avec l'achat de livres que l'on peut lire sur son ordinateur, la plupart du temps au format pdf.

Il est difficile de dire, pour l'instant, lequel de ces deux modèles risque de s'imposer à terme. Nous pouvons simplement signaler que Google va continuer à investir de manière massive dans le livre (en tant que contenu qui peut être monétisé, au même titre qu'une vidéo, cf les propos de Sergey Brin au forum économique de Davos en 2005), et le leadership de la firme californienne peut peser fortement, à terme, sur le modèle qui va s'imposer en matière de lecture numérique.

A ne pas oublier d'ailleurs, Google va bientôt franchir un cap, en proposant aux éditeurs un accès complet à leurs livres numérisés, moyennant une rétribution pour l'éditeur, et un paiement dont la forme et le modèle (abonnement, paiement à la page consultée ?) reste à définir, pour l'internaute. De plus en plus, les responsables de Google France affirment devant leurs interlocuteurs qu'ils seront bientôt prêts à monétiser le contenu des éditeurs, selon leurs propres termes.