Le Bloc-notes de Lekti-ecriture.com

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mercredi, octobre 14 2009

J.G. Ballard, la suite de ses nouvelles complètes

J.G. Ballard, Nouvelles complètes tome 2Les éditions Tristram font paraître aujourd’hui le second volume des Nouvelles complètes de James Graham Ballard, alias J.G. Ballard.
Un travail au long cours, puisque ce second volume suit le précédent d’une année, et qu’un troisième et ultime volume va paraître l’année prochaine. L’ensemble de cette édition a été établie sous la direction de Bernard SIGAUD.

Il faut rappeler, à la suite des éditions Tristram, l’importance de l’œuvre de J.-G. Ballard, en tant que nouvelliste :

« L’ensemble des nouvelles écrites par J.G Ballard représente environ la moitié de son œuvre publiée, et l’on peut dire que se trouve, parmi elles, une part importante du meilleur de sa production.

Non seulement Ballard a longtemps été exclusivement nouvelliste — de 1956 à 1962, soit toute la période couverte par le présent volume, premier d’une série de trois — mais c’est par les nouvelles célèbres de cette époque qu’il a révolutionné la littérature d’anticipation anglaise. »

Les éditions Tristram.

Une invitation donc, à découvrir ces livres sur l’espace des éditions Tristram, au sein des Espaces de l’édition indépendante de Lekti-ecriture.com : http://www.lekti-ecriture.com/editeurs/-Tristram,79-.html.

Avec un petit rappel : pour tout achat d’un livre des éditions Tristram sur les Espaces de l’édition indépendante de Lekti-ecriture.com, les éditions Tristram vous offrent un livre, et certainement pas n’importe lequel, mais celui par lequel l’aventure des éditions Tristram a commencé : Les Poésies d’Isidore Ducasse, alias Comte de Lautréamont, dans une nouvelle parution parue en avril 2009.

Rejoindre l’espace éditeur de Tristram.

mercredi, octobre 7 2009

Fontan Crusoe

Fontan Crusoé, Jules VallèsAllez écouter l’extrait de Fontan Crusoe, lu par Sophie Loubière sur Radio France.

Vous y recontrerez un texte de Jules Vallès, dont la résonnance, un siècle et demi plus tard, est dérangeante.

Cliquez ici pour écouter l’extrait

Vous pouvez par ailleurs vous procurez l’ouvrage sur les espaces de l’édition indépendante.

jeudi, octobre 1 2009

Acheter des livres électroniques sur la librairie Lekti, c'est désormais possible

Depuis quelques jours, les habitués de la librairie Lekti-ecriture.com ont bien remarqué l’existence d’une nouvelle rubrique, au sein de la plate-forme librairie, qui permet aux lecteurs de commander leurs livres en ligne. Cette rubrique s’appelle eBook (http://www.lekti-ecriture.com/librairie/categories/10/687), terme contestable, mais qui a le mérite de la simplicité.
Il aurait peut-être fallu employer le terme de livres électroniques, mais ce terme est plus obscur pour le grand public que le précédent.

Désormais, les lecteurs qui le souhaitent peuvent donc commander également des livres au format PDF, avec pour le moment une prédominance du catalogue des éditions Publie.net, que nous sommes heureux de pouvoir défendre sur notre plate-forme. Plus d’une centaine d’eBooks sont ainsi d’ores et déjà disponibles à la vente, ils seront le double d’ici une semaine. En attendant, très prochainement, l’arrivée de livres numériques issus des catalogues des éditeurs associés aux Espaces de l’édition indépendante de Lekti-ecriture.com.

Et les librairies associées au projet Lekti-ecriture.com vont pouvoir très bientôt commercialiser les livres électroniques en vente sur la librairie Lekti-ecriture.com, au sein même de leurs espaces. Puisque l’opposition livre papier/livre électronique n’a pas de sens, et que Lekti-ecriture.com revendique une double culture : celle de l’imprimé, et celle de l’Internet.

Même si le catalogue de livres numériques existe à part sur la librairie, au sein de l’univers eBooks, les livres numériques sont également disséminés au sein des autres grands univers auxquels ils appartiennent également, qu’il s’agisse de littérature française, de poésie, et de bien d’autres. Puisque les livres numériques proposés ne sont pas de « vilains substrats » de livres papiers, mais font l’objet d’un véritable d’édition de la part de Publie.net par exemple, et qu’il n’existe donc aucune raison de les traiter à part.

Autre conviction forte : il est nécessaire de rendre les livres accessibles, de parier sur la confiance et la responsabilité des lecteurs. Ainsi, aucun livre numérique proposé sur notre plate-forme n’est protégé par des verrous numériques — autrement appelés DRM — qui en restreignent l’usage ou la copie, et ne bénéficient d’aucune vertu, puisqu’ils peuvent être « cassés « très simplement en quelques minutes.
Et puis, l’ajout de DRM a un coût très important, et leur mise en place nécessite bien souvent d’augmenter le prix des livres numériques de plus de vingt pour cent.

Cliquez ici pour découvrir l’ensemble des livres numériques (eBooks), proposés à la vente.

Nous n’en avions pas parlé, mais le projet de vendre des livres numériques sur Lekti-ecriture.com est presque aussi ancien que celui de la conception de la librairie en ligne, en partenariat avec des librairies physiques. Cela fait donc deux ans que nous travaillons dessus.

Nous sommes donc particulièrement heureux de proposer et de défendre les éditeurs de Publie.net, avant l’arrivée massive de nombreux autres éditeurs indépendants sur la plate-forme, un projet développé en partenariat avec la structure de distribution numérique Immateriel.fr.

Au moment de la mise en ligne de notre projet de vente de livres numériques sur la librairie Lekti-ecriture.com, il nous est par ailleurs difficile de ne pas remercier toute l’équipe de développement de No Parking, d’un très grand professionnalisme, qui a développé l’architecture technique, et nous a témoigné une grande confiance. No Parking a accepté de prendre certains risques avec nous, se substituant ainsi à un univers bancaire défaillant. Tous nos remerciements donc, à Perrick Pennet et à son équipe, que nous recommandons donc chaleureusement à tous, pour l’élaboration de projets Internet.

Cliquez ici pour en savoir plus sur No Parking.

mercredi, septembre 2 2009

« Le Japon comme ma poche. Un guide pour revenir de tout sans bouger de chez soi » à L'Arbre Vengeur

9782916141473

Les éditions de l’Arbre Vengeur viennent de faire paraître le livre Le Japon comme ma poche. Un guide pour revenir de tout sans bouger de chez soi par Jean-Yves Cendrey, dont voici la présentation :

”« C’est brun foncé le Japon, et brûlé sur les bords. C’est un brownie couvert d’entailles et de plis, arrosé d’une louchée de neige griffée par le vent. On en mangerait, c’est sûr. On en mangera, sans doute. Mais quand ? »

C’est toute la question posée par cet insolent récit de voyage. Car l’appétit d’exotisme du héros, un « parasite antipathique, désinvolte et ingrat », est au plus bas, et quitter Berlin où il a osé une sédentarité résolue, convaincu qu’«on ne fait de découvertes que là où l’on languit » une véritable épreuve. Une lettre l’a pourtant détourné de son projet immobile : elle est signée d’une demi-sœur inconnue, Noriko, qui se prétend la fille d’un infâme géniteur commun, et l’invite à gagner ce bout du monde. Anti-voyage d’un homme qui refuse de partir, incrédule et navré, pas surpris de son affligeante situation, Le Japon comme ma poche est un guide égotiste d’où fulgurent les saillies d’un attentiste qui décrit avec une drôlerie irrésistible son fourvoiement programmé. Berlin-Tokyo, ou les mésaventures d’un voyageur forcé, frère indifférent à la découverte d’une sœur improbable.”

Évidemment, vous pouvez en savoir plus sur ce livre (feuilleter quelques pages / acheter le livre (envoi sous 24 à 48 heures) sur Les Espaces de l’édition indépendante de Lekti-ecriture.com. Il vous suffit pour cela de suivre le lien suivant : http://www.lekti-ecriture.com/editeurs/Le-Japon-comme-ma-poche.html

mardi, septembre 1 2009

Amazon n°1 de l'indisponible

« Amazon n°1 de l’indisponible », tel est le titre d’un billet du blog de Cynthia 3000 qui revient très en détail sur les pratiques d’Amazon France en ce qui concerne le traitement des catalogues des petits éditeurs.
En effet, Amazon France ne souhaitant, ou n’étant pas en mesure d’assurer la vente de très nombreux livres issus de la petite édition, dès lors que le l’éditeur refuse de souscrire au programme « Avantage » (sic) d’Amazon France, qui demande dans ce programme des remises extravagantes, indique systématiquement que les livres qu’il ne souhaite pas commander aux « petits éditeurs » sont « indisponibles », selon leur terminologie.
% Nombre de petits éditeurs n’ont pas réussi, malgré leur volonté, à se faire déréférencer de la plate-forme Amazon, et les éditions Cynthia, qui ont tenté l’expérience n’y sont pas arrivé malgré un bel acharnement.

Il vous suffit de suivre le lien suivant pour comprendre un peu mieux la situation : http://www.cynthia3000.info/blog/p,581/

Et souvenez-vous, le problème d’Amazon France et de ses relations avec les petits éditeurs avaient été à l’origine de l’Appel pour le livre, publié sur Contre-feux, revue littéraire de Lekti-ecriture.com (lire l’Appel pour le livre sur Contre-feux).

mardi, août 25 2009

La librairie en centre-ville : Paris brûle-t-il ?

Ainsi que le déclare Guillaume Husson, délégué général du Syndicat de la Librairie Française, la récente fermeture de Brentano’s est « révélatrice du problème des librairies, généralement situées en centre-ville et soumises à la flambée des loyers ». L’établissement de l’Avenue de l’Opéra ne put effectivement faire face à la revalorisation de son bail (de 75000 à 175000 euros annuels), situation qui met en évidence l’extrême sensibilité de ces commerces face aux variations de leurs charges mais surtout leur problématique inscription dans un espace urbain. Les librairies semblent pourtant posséder dans celui-ci une réelle valeur, comme le déclare Jean Tibéri : « Chacun sait combien l’activité culturelle, en particulier celle des libraires et des éditeurs, est indissociable de l’histoire du Quartier Latin, et combien elle valorise son présent. »

Parlant en connaissance de cause, puisqu’il gère un territoire toujours traumatisé par la cession en 2006 de « la librairie des PUF » (située place de la Sorbonne) à la chaîne de vêtements Delaveine, le maire du 5e arrondissement pose ainsi une véritable question. Comment protéger un commerce du livre qui participent « au bien-être de ceux qui y vivent, travaillent et étudient » et « séduisent les visiteurs du monde entier » ? Qualité de service et capacité à s’inscrire de façon notable dans la cité : tels sont ainsi les deux maîtres-mots de la mission confiée, à travers le plan « Vital’Quartier », par la mairie de Paris à la SEMAEST (Société d’Economie Mixte d’Aménagement de l’Est de Paris). Chargé de préserver une diversité commerciale dans 11 zones parisiennes, dont le Quartier Latin, cet organisme se porte acquéreur de locaux qui sont, une fois adaptés, loués à des conditions avantageuses. Trois emplacements, situés dans les 5e et 6e arrondissements, sont à l’heure actuelle proposés à des candidats dont la sélection se fera avec le concours de l’INFL, de l’ADELC et du SLF.

Quel que soit le résultat de ces actions, force est de constater que cette « activité culturelle » contraste avec celle de librairies situées hors du centre historique. Des commerçants opérant dans des quartiers nettement moins favorisés font ainsi preuve d’une fort belle santé, à l’instar des sept membres de Libr’Est (Atout Livre, L’Atelier, La Manœuvre, Le Comptoir des mots, Le Genre urbain, Le Merle Moqueur et Millepages). Constituée d’établissements qui ne cessent de se développer (tels Millepages qui vient d’ouvrir, à Vincennes, un second et fort bel espace), cette association qui semble prendre de l’ampleur (à travers notamment le récent rachat de la Générale du livre) nous place ainsi face à un paradoxe. Les quartiers présentant le plus fort taux d’analphabétisme de la Capitale, dans lesquels la culture fait parfois figure d’activité marginale, sont en effet aujourd’hui les territoires parisiens les plus dynamiques en terme de librairie.

Nous invitant à dépasser certaines idées reçues, cette vitalité démontre que « l’activité culturelle » n’est pas forcément liée à un centre-ville, même si celui-ci symbolise à lui tout seul une certaine vie intellectuelle française concentrée autour de la rue d’Ulm et de la Sorbonne. Si dynamisme il y a, celui-ci est à rechercher du côté de territoires nettement défavorisés en matière culturelle puisque, et bien que représentant 25 % de la superficie de la capitale et incluant le département le plus densément peuplé de France (la Seine-saint-Denis), l’Est francilien regroupe en effet seulement 9,7% de la main d’œuvre travaillant dans l’édition (contre 23,3 % pour le seul 6e arrondissement) et 18,7% des librairies d’Ile de France. La culture semble ainsi se développer dans les marges, à travers des espaces parisiens dans lesquels le livre occupe une place plus forcément évidente mais restant sans cesse à inventer.

lundi, août 10 2009

Mort de la librairie Brentano’s : la fin d’une ville cosmopolite ?

« La fermeture d’une librairie mythique » titre un article du Figaro consacré à la fermeture de la librairie Brentano’s, située au 37 avenue de l’Opéra dans le second arrondissement de Paris. Effective le 13 juin 2009, cette cessation d’activité met fin à une histoire entamée en 1895 à l’initiative d’August Brentano. Ce « libraire pour le monde » profite de la complémentarité de ses établissements (dont le premier est situé à New-York, sur Union Square) pour faire de son commerce parisien une librairie franco-américaine de grande qualité. Ouverte à tous les secteurs éditoriaux (du roman graphique au guide de voyage en passant par la littérature et les essais), celle-ci mêle des ouvrages issus de deux cultures et de deux systèmes éditoriaux.

Brentano’s effectue ainsi un travail de « passeur » au sens fort du terme : instaurer une circulation au sein d’un monde du livre dans lequel la nation fait alors office de véritable barrière. Rappelons en effet, à l’instar de Jean-Yves Mollier dans son introduction des Mutations du livre et de l’édition dans le monde du XVIIIe siècle à l’an 2000 (Presses de l’université de Laval et L’Harmattan), qu’il faut attendre la fin de la première guerre mondiale pour que les systèmes éditoriaux nationaux se lancent à la conquête du monde à travers la création de succursales ou comptoirs. A l’inverse, les œuvres autres que françaises ne rencontrèrent dans l’Hexagone le succès qu’à travers l’essor d’une littérature dite « étrangère » (c’est-à-dire traduite), à laquelle nombre d’éditeurs (Le Seuil, Robert Laffont, Actes Sud…) ouvrirent leur catalogue après la seconde guerre mondiale.

On ne peut dès lors que saluer l’effort d’un commerce comme Brentano’s et s’interroger sur l’actualité de semblable démarche. Car les raisons de la fermeture de la prestigieuse enseigne de l’avenue de l’Opéra sont on ne peut plus claire : la volonté du propriétaire des murs de la librairie, BNP-Paribas, de revaloriser considérablement le loyer de ce local commercial de 400 mètres carrés. Le tribunal de commerce de Paris, donnant en 2006 raison à la banque parisienne, a en effet accepté que celui-ci soit porté de 75000 à 200000 euros annuel avec effet rétroactif depuis 2001. Brentano’s se retrouvait ainsi avec l’obligation de régler un passif de 650000 euros et de faire face à des charges presque triplés, situation à laquelle la librairie ne put faire face malgré une négociation avec son débiteur (qui accepta de ramener le loyer à 175000 euros et le passif à 250000 euros). D’où une mise en redressement judiciaire en septembre 2008, puis une mise en liquidation judiciaire en juin 2009, suivant celle de NQL (grossiste de livres étrangers fournissant Brentano’s).

Chantal Bodez, directrice de la librairie franco-américaine, a ainsi échoué dans sa quête d’un « partenaire qui pourrait entrer au capital » et d’un « nouveau local commercial de 150 à 200 m2, dans un quartier similaire à celui de l’avenue de l’Opéra avec une clientèle mixte touristique et locale » (Livres Hebdo, du 31/10/2008). Semblable achalandage semble toutefois avoir un coût ne pouvant plus être aujourd’hui supporté que par de grandes enseignes dégageant des marges nettement plus importantes que celle d’une librairie (2% en moyenne selon le rapport ALIRE-SLF contre 14,4% pour la grande distribution ou 18% pour l’habillement). Et le problème n’est pas uniquement parisien, comme en témoigne la fermeture prochaine de la librairie de France du Rockfeller Center à New York, établissement confronté au même problème que Brentano’s puisque le propriétaire des murs entend tripler un loyer annuel de 360000$.

Ainsi que le déclare Guillaume Husson, délégué général du Syndicat de la Librairie Française, cette fermeture est « révélatrice du problème des librairies, généralement situées en centre-ville et soumises à la flambée des loyers ». Mais elle nous place surtout face à une toute autre définition de la ville : la cité ne rime plus forcément avec cosmopolitisme, n’est plus le lieu de rencontre privilégié des cultures et l’instrument du brassage des identités nationales. La librairie Brentano’s faisait effectivement du livre une instance de mise en relation, se constituant comme point de rencontre entre imprimés et personnes de provenances diverses. Le commerce du livre devient alors un lieu conçu pour une hospitalité, à l’instar des distingués « reading room » de la librairie Galignani (située rue de Rivoli à Paris), « ouverts tôt le matin jusque tard dans la soirée afin que les visiteurs, tous abonnés, puissent y donner leur rendez-vous en toute tranquillité » (Diana Cooper-Richet, « Les librairies étrangères en France », dans Histoire de la librairie française, Le Cercle de la librairie, 2008, p. 140-145).

Avec la mort de Brentano’s, Paris - entre autres capitales - ne s'écarte-t-il pas de l'esprit des odes d’Apollinaire ?

L’avion se pose enfin sans refermer les ailes (…)
D’Afrique arrivent les ibis les flamants les marabouts
L’oiseau Roc célébré par les conteurs et les poètes (…)
Et d’Amérique vient le petit colibri
De Chine sont venus les pihis longs et souples

Apollinaire, « Zones » (dans Alcools, collection « Poésie », éditions Gallimard, 1986, p.9).

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