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  <title>Le Bloc-notes de Lekti-ecriture.com - Internet</title>
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  <language>fr</language>
  <pubDate>Thu, 04 Sep 2008 08:18:40 +0100</pubDate>
  <copyright>Lekti-ecriture.com</copyright>
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  <item>
    <title>La Free Software Foundation fête ses 25 ans !</title>
    <link>http://www.lekti-ecriture.com/bloc-notes/index.php/post/2008/09/03/La-Free-Software-Foundation-fete-ses-25-ans</link>
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    <pubDate>Wed, 03 Sep 2008 12:41:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Joël Faucilhon</dc:creator>
        <category>La vie de l'Internet</category>
        <category>Internet</category><category>Logiciel libre</category>    
    <description>    &lt;p&gt;La &lt;em&gt;Free Software Foundation&lt;/em&gt; (en français, Fondation pour le Logiciel Libre) fête ces jours-ci ses vingt-cinq ans.
Il est certainement utile de rappeler ici, en quelques phrases, le rôle majeur de la Fondation pour le Logiciel Libre, dirigée par la figure charismatique de Richard Stallman, dans l'évolution de notre environnement de vie.
Sans la rédaction de la licence GNU, licence dite des «&amp;nbsp;logiciels libres&amp;nbsp;» ou «&amp;nbsp;Free software », le mot Free signifiant avant tout libre, et non pas seulement gratuit, le système d'exploitation libre GNU/Linux n'existerait pas, mais l'ensemble du mouvement pour les archives ouvertes, qui nous permet chaque jour de lire des thèses et documents d'une grande valeur, que l'on soit sociologue ou mathématicien, n'aurait certainement pas pu le jour. Pas plus que l'ensemble des sites Internet littéraires, qui utilisent des systèmes de gestion de contenus tels que SPIP, diffusé sous licence GNU. Les licences &lt;em&gt;Creative Commons&lt;/em&gt; n'auraient également pas été imaginées sans le travail préparatoire effectué par la FSF.
Notre dette à l'égard de la &lt;em&gt;Free Software Foundation&lt;/em&gt; (FSF) est immense, bien au-delà de ce que nous imaginons souvent.
Pour fêter avec dignité cet anniversaire, la &lt;em&gt;Free Software Foundation&lt;/em&gt; nous invite à regarder un film de l'acteur, nouvelliste et metteur en scène Stephen Fry. Cette vidéo de Stephen Fry, en anglais mais bientôt traduite en français, nous invite à reconsidérer nos positions par rapport aux logiciels propriétaires, avec beaucoup d'humour.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.gnu.org/fry/happy-birthday-to-gnu.html&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;Cliquez ici pour rejoindre le site Internet de la Free Software Foundation et regarder la vidéo de Stephen Fry.&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>« La dématérialisation du livre, c'est sa fragmentation »</title>
    <link>http://www.lekti-ecriture.com/bloc-notes/index.php/post/2008/08/14/La-dematerialisation-du-livre-cest-sa-fragmentation</link>
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    <pubDate>Thu, 14 Aug 2008 10:00:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Benoît Berthou</dc:creator>
        <category>Livre et numérique</category>
        <category>Internet</category><category>Librairie</category><category>livre numérique</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Présentant son &lt;a href=&quot;http://www.culture.gouv.fr/culture/actualites/communiq/albanel/artpatino.htm&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;''Rapport sur le livre numérique''&lt;/a&gt; lors des Assises du livre numérique, Bruno Patino eut une phrase lourde de sens&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;La dématérialisation du livre, c’est avant tout sa fragmentation ». L’analyste aux airs de jeune premier mit ainsi fort judicieusement le doigt sur l’un des effets les plus étranges de l’environnement numérique&amp;nbsp;: la mise en cause des unités qui avaient jusqu’ici cours dans le monde du livre et le développement de services présentant de façon isolée ce qui est traditionnement regroupé. Ce raisonnement est vrai tant des contenants (et notamment des livres électroniques qui ne proposent qu’une offre éditoriale partielle en signant des contrats d’exclusivité avec organes de presse ou éditeurs) que des contenus (avec la mise en place de DOI à qui nous avons récemment consacré un &lt;a href=&quot;http://www.lekti-ecriture.com/bloc-notes/index.php/post/2008/08/12/Les-DOI-%3A-vers-un-au-dela-du-livre&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;billet&lt;/a&gt;).&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Cet identifiant, se situant à une autre échelle que le livre tel que nous le connaissons, permet en effet de constituer des unités logiques regroupant plusieurs livres (série, collection…) ou, à l’inverse, d’isoler les parties constitutives d’un livre afin de les proposer à la vente. À l’aide de cet outil, les bases de données comme Electre ou les librairies en ligne comme Amazon pourront opérer dans un cadre qui ne sera plus normé par un ISBN, qui fait de la publication la seule unité viable, ce qui pose un problème tout juste esquissé par les rares personnes s’intéressant &lt;a href=&quot;http://bbf.enssib.fr/sdx/BBF/frontoffice/1998/03/document.xsp?id=bbf-1998-03-0049-007/1998/03/fam-dossier/dossier&amp;amp;statutMaitre=non&amp;amp;statutFils=non&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;au sujet&lt;/a&gt;&amp;nbsp;: brouillant les frontières existant entre livre et document, les DOI tendent à confondre plus qu’à distinguer ce qui relève du fait d’une publication (faire paraître un écrit possédant un sens et une unité) et de la constitution d’un système d’information (permettre l’accès à un ensemble de données quel que soit leur mode d’organisation et de diffusion).&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Au regard de cet identifiant, le livre ne fait plus pleinement sens&amp;nbsp;: la reliure, et plus largement tout ce qui vient conférer une unité à la «&amp;nbsp;liasse&amp;nbsp;» de papier, n’est plus que l’un des modes de présentation d’écrits se prêtant à d’autres configurations en fonction des attentes de ceux qui se les approprient. L’usage pourrait à l’avenir définir la forme que prend la publication&amp;nbsp;: celle-ci pourrait être organisée de manière linéaire afin de répondre à une volonté «&amp;nbsp;d’immersion&amp;nbsp;» propre à la fiction, de manière fragmentaire afin de s’inscrire dans une lecture proche du «&amp;nbsp;picorage&amp;nbsp;» ou de la consultation, de manière transversale afin de constituer un itinéraire au sein d’un ensemble d’écrits d’ores et déjà constitué… La lecture prendrait alors presque le dessus sur l’imprimé en décidant non seulement de la valeur qu’il s’agit de lui prêter mais également de la forme qu’adopterait l’objet auquel elle entend se consacrer.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Dans le cadre de ce livre «&amp;nbsp;fragmenté », l’auteur et l’éditeur deviendraient des pourvoyeurs de données susceptibles d’être assemblés selon des modes qu’ils se devraient de tenter d’imaginer. Faut-il dès lors craindre la généralisation du «&amp;nbsp;digest », de la publication d’œuvres ramenées à un ensemble de morceaux de bravoure, et rester méfiant envers une technologie qui institutionnalise les pratiques de zapping et de «&amp;nbsp;collage&amp;nbsp;» qui sont, selon Jean Caune, au fondement d’une &lt;a href=&quot;http://w3.u-grenoble3.fr/les_enjeux/2006-supplement/Caune/index.php&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;démocratisation culturelle&lt;/a&gt; et d’une diffusion moins encadrée des œuvres de l’esprit&amp;nbsp;? Faut-il à l’inverse considérer ces craintes comme des cris d’orfraies faisant fi des libertés du lecteur (au premier rang desquelles figurent, selon Daniel Pennac, les &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Comme_un_roman&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;droits&lt;/a&gt; de «&amp;nbsp;sauter des pages&amp;nbsp;» et de «&amp;nbsp;grappiller ») et négligeant les complexités de pratiques de lecture que Michel de Certeau compare à un &lt;a href=&quot;http://www.brown.edu/Research/Equinoxes/journal/Issue%208/eqx8_coropceanu.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;«&amp;nbsp;braconnage »&lt;/a&gt; inventant continuellement les usages d’un livre restant à «&amp;nbsp;habiter&amp;nbsp;» ?&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Quelle que soit la position de chacun, force est de constater que l’usage du DOI pose problème et que cet identifiant qui prendra prochainement place à côté de l’ISBN esquisse pour le livre de nouvelles fonctions et pour ceux qui le produisent et le commercialisent de nouvelles missions. Le «&amp;nbsp;bloc-note&amp;nbsp;» et la librairie Lekti entendent les cerner au mieux.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Lekti-ecriture.com rejoint l'AFUL</title>
    <link>http://www.lekti-ecriture.com/bloc-notes/index.php/post/2008/06/03/Lekti-ecriturecom-rejoint-lAFUL</link>
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    <pubDate>Tue, 03 Jun 2008 22:38:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Joël Faucilhon</dc:creator>
        <category>Livre et numérique</category>
        <category>Internet</category><category>livre numérique</category><category>Logiciel libre</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Lekti-ecriture.com est devenu hier officiellement membre de l'AFUL (&lt;a href=&quot;http://www.aful.org&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;[Association Francophone des Utilisateurs de Linux et des logiciels libres&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Avec une envie, celle de promouvoir l'utilisation de standards et et l'interopérabilité au niveau du monde du livre, qui connaît souvent (trop) mal l'ambition et la philosophie du logiciel libre.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Au moment où les bibliothèques, patrimoniales ou locales, sont approchées par de nombreux groupes qui souhaitent leur vendre leur solution de numérisation de livres, à l'instant où de nombreux éditeurs et/ou libraires choisissent, par méconnaissance, des solutions «&amp;nbsp;fermées&amp;nbsp;» de diffusion de livres numériques, verrouillées par des DRM, aussi inefficaces du point de vue de la protection des œuvres, que dangereuses dans leurs conceptions (une œuvre, dans un système fermé tel que celui proposé par la plupart des plate-formes de téléchargement de livres, qu'elles s'appellent ebookstore de Sony, Numilog ou Amazon Kindle, devient un objet qu'il faut protéger contre sa diffusion), il paraissait nécessaire de s'associer aux groupes de travail de l'AFUL, et de dessiner des ponts entre l'univers du livre et celui du logiciel libre, deux écosystèmes qui se connaissent décidément trop mal, et qui auraient intérêt à travailler ensemble, afin de dessiner les esquisses de nouveaux moyens de diffusion pour les œuvres de l'esprit.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pour en savoir plus, quelques liens&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.aful.org&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Le site officiel de l'AFUL&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.eucd.info&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Le site ressource Eucd.info&lt;/a&gt;, édité par l'APRIL, autre association francophone de promotion du logiciel libre.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://defectivebydesign.org/&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;DefectiveByDesign, le site (en anglais), de la campagne de la Free Software Foundation contre les DRM.&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Retard</title>
    <link>http://www.lekti-ecriture.com/bloc-notes/index.php/post/2008/05/03/Retard</link>
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    <pubDate>Sat, 03 May 2008 11:36:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Lekti-ecriture.com</dc:creator>
        <category>Livre et numérique</category>
        <category>Bibliothèques numériques</category><category>Internet</category><category>livre numérique</category><category>logiciel libre</category>    
    <description>    &lt;p&gt;L'ouverture de la librairie générale Lekti-ecriture.com était prévue au cours du mois d'avril 2008. Nous sommes au début du mois de juin, et trois semaines de retard dans les dates initialement prévues doivent être prévues.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nulle inquiétude en cela. Simplement, le mois d'avril a été une période dense, au niveau de Lekti-ecriture.com, et certains dossiers interprofessionnels (notamment celui des frais postaux pour les libraires et les éditeurs), nous ont éloigné quelques temps du projet de mise en place de la librairie Lekti-ecriture.com.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Par ailleurs, nous avons voulu, au moment de lancer la librairie générale, libérer le logiciel libre que nous avons conçu en partenariat avec la société &lt;a href=&quot;http://www.noparking.net/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;No Parking&lt;/a&gt; (Lille, France), à partir du logiciel libre Drupal, et le mettre à la disposition des groupements d'éditeurs, librairies, auteurs et bibliothécaires, afin de leur permettre de construire leur projet. Nous sommes donc en train de préparer cette &lt;em&gt;libération&lt;/em&gt;, et l'ensemble des modules Dupal développés au cours des derniers mois seront disponibles, en libre accès, sur drupal.org, d'ici quelques semaines.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous espérons être en mesure de construire une communauté autour de ce logiciel libre, afin de développer certaines fonctionnalités, de promouvoir l'utilisation de Drupal en tant que logiciel libre prompt, nous l'avons voulu ainsi, à répondre aux attentes des auteurs, éditeurs, libraires et communautés de lecteurs. Un logiciel libre également apte à vendre des textes dématérialisés, quelques soient leurs formats. Un logiciel libre pour que pour que les &lt;em&gt;gens du livre&lt;/em&gt; puissent avoir des outils techniques puissants qui leur permettent de s'organiser de manière efficace. Le logiciel libre Drupal, malheureusement moins connu en France que dans les pays anglo-saxons, bénéficie d'une communauté de développeurs particulièrement impressionnante, rigoureux dans leur travail, et d'une architecture très souple, particulièrement modulaire, apte à répondre à des besoins assez différents, qui pourraient être ceux de groupements de librairies, d'éditeurs, d'auteurs et de libraires.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Lekti-ecriture.com a rejoint l'&lt;a href=&quot;http://www.aful.org&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;AFUL&lt;/a&gt; (Association Francophone des Utilisateurs de Linux et des Logiciels Libres) cette semaine. Avec l'envie de promouvoir le logiciel libre au sein du monde du livre, notamment au moment où les bibliothèques publiques décident de numériser en masse leur fonds, en privilégiant les formats propriétaires et les DRM, ces fameux verrous numériques, ce qui ne cesse d'inquiéter tous ceux qui se préoccupent de maintenir certaines libertés fondamentales, notamment celle d'un accès au savoir.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Hackulturation. Culture libre, Culture hacker</title>
    <link>http://www.lekti-ecriture.com/bloc-notes/index.php/post/2007/10/17/Hackulturation-Culture-libre-Culture-hacker2</link>
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    <pubDate>Wed, 17 Oct 2007 16:45:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Lekti-ecriture.com</dc:creator>
        <category>Rendez-vous</category>
        <category>Internet</category><category>Logiciel libre</category><category>open access</category>    
    <description>&lt;p&gt;Les 25, 26 et 27 octobre 2007, les Les Rencontres &lt;em&gt;Place Publique&lt;/em&gt; organisent sur trois jours, à Marseille, une série de manifestations autour du thème &lt;em&gt;Hackulturation. Culture libre, Culture hacker&lt;/em&gt;, dont le programme, reproduit ci-dessous, mérite toute notre attention.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous invitons tous les internautes, proches de la ville de Marseille, à la fin du mois, à se rendre à cette belle manifestation.&lt;/p&gt;    &lt;h2&gt;Au programme&lt;/h2&gt;


&lt;h4&gt;Jeudi 25 octobre 2007 à 18h00&lt;/h4&gt;


&lt;p&gt;“Attitude, manifeste et éthique hacker”&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Avec&amp;nbsp;: Kenneth Mckenzie Wark, essayiste pluridisciplinaire / Patrice Maniglier, philosophe
Stephen Wright, critique d'art / Alain Giffard, spécialiste des technologies de l'écrit.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Lieu&amp;nbsp;: CIPMarseille / Centre de la Vieille Charité.&lt;/p&gt;


&lt;h4&gt;Vendredi 26 octobre 2007 à 14h30&lt;/h4&gt;


&lt;p&gt;“Culture libre, institutions culturelles, économie marchande”&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Avec&amp;nbsp;: Patrice Maniglier, philosophe / Paul Mathias, philosophe
Thierry Crouzet, écrivain et journaliste / Arnaud Esquerre, sociologue&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Lieu&amp;nbsp;: Mairie des 2ème et 3ème arrondissements de Marseille
2, Place de la Major, Salle des délibérations.&lt;/p&gt;


&lt;h4&gt;Samedi 27 octobre 2007 à 14h30&lt;/h4&gt;


&lt;p&gt;“La culture libre peut-elle briser la chaîne du livre?”&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Avec&amp;nbsp;: David Giannoni, poète et éditeur / Patrick Lowie, écrivain, poète et éditeur
Aliette Guibert, éditeur / Alain Giffard, spécialiste des technologies de l'écrit.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Lieu&amp;nbsp;: CIPMarseille / Centre de la Vieille Charité.&lt;/p&gt;


&lt;h5&gt;Informations / réservation conseillée&amp;nbsp;:
04 91 90 08 55
rencontresplacepublique@yahoo.fr&lt;/h5&gt;


&lt;p&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;



&lt;h2&gt;Hackulturation, Culture libre, Culture hacker&lt;/h2&gt;

&lt;h3&gt;par Patrice Maniglier, philosophe&lt;/h3&gt;


&lt;p&gt;L’Information, Terre Promise enfin découverte par l’humanité&amp;nbsp;? Nouvel Eden où l’on ne peut s’installer
sans renoncer à toute velléité de domination et d’exploitation&amp;nbsp;? Alors que la propriété, le capital industriel, et
même les flux monétaires ont toujours donné prise aux pouvoirs politiques et économiques, une société
fondée sur l’information déjouerait, par nature, toute tentative pour contrôler, asservir, figer et préempter les
ressources. L’information serait un support trop décentralisé, trop ubiquitaire, pour qu’on puisse ne serait-ce
que l’interdire ou l’exploiter. Si donc la richesse de l’avenir vit de et dans l’information, Internet réalisera les
promesses les plus anciennes de l’émancipation humaine.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Telle a été l’utopie hacker. C’est, à bien y songer, une des seules vraies utopies contemporaines. Mais
tout comme le communisme n’était pas seulement une idée, mais aussi une pratique, des réseaux de
sociabilité, des références partagées, des techniques d’écriture, de propagande, de militance, tout un
univers qualitatif fait de couleurs, de saveurs, de gestes et de mots – bref une culture, de même l’utopie
hacker est déjà une réalité humaine. Ce sont des livres et des auteurs cultes (John Brunner, William
Gibson…), des pratiques savantes (la programmation, la cryptographie…), un vocabulaire (le hack, le
phreaking, le crack…), des réseaux de sociabilité, des styles, des personnages, des réflexes politiques…&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En France, on a très rarement pris au sérieux cette culture, aussi bien pour sa qualité propre, comme
réalisation culturelle, que pour ses ambitions idéologiques. Naïveté américaine, militance au silicone avec
nano-dollars à la clef, enthousiasmes adolescents dont le destin est de finir par nourrir les cours de Google
à la Bourse, ou de quelque autre rival, il est entendu qu’aux mots “utopie hacker”, un esprit cultivé doit plutôt
répondre par un sourire entendu. Pourtant l’utopie hacker et les nouvelles technologies ne peuvent pas ne pas retentir sur les pratiques culturelles contemporaines. D’abord parce qu’elles en changent le mode
non seulement de transmission ou de circulation, mais aussi de production. Ensuite, parce que, depuis
Socrate qui refusait de recevoir de l’argent en échange de ses leçons de philosophie, c’est-à-dire de vertu,
le trafic de la culture a toujours été très problématique pour la culture occidentale. Ce qui instruit ne se vend
pas, mais se donne. Enfin, parce qu’elle est au coeur des transformations des formes contemporaines de la
propriété, où la propriété intellectuelle prend une place décisive. Les débats récents sur la licence globale
ont montré que ces aspects longtemps méprisés de la vie économique avaient réellement des retentissements
sur les questions économiques et sociales les plus classiques. Ce que les agités de la Silicone Valley
disaient il y a déjà plus de vingt ans n’était donc pas si absurde…&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Aujourd’hui trois questions se posent. D’abord qu'est-ce que la culture hacker et comment se proposet-
elle de transformer le mode même d’existence de la culture, quelles sont ses références et ses pratiques&amp;nbsp;?
Ensuite, comment les espaces déjà existant de réalisation de la culture – les institutions culturelles, le
marché de la culture – peuvent-ils réagir à ce nouveau régime de production et de circulation des valeurs
culturelles&amp;nbsp;? Enfin, comment les nouvelles technologies, et les usages que nous en faisons en fonction des
idées que nous défendons, par exemple de l’idéologie hacker, vont-elles transformer nos pratiques, comme
celles de l’écriture et de la lecture&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et derrière ces trois questions précises, deux interrogations de fond. Quels sont les enjeux politiques de
ces usages créatifs des nouvelles technologies qui ne se contentent pas de les consommer, mais veulent les
transformer et les orienter vers un certain type d’idéal politique&amp;nbsp;? Mais aussi, quels horizons esthétiques ou
proprement culturels, ces nouveaux modes de production et transmission offrent-ils pour les créateurs
culturels de tout poils, écrivains, artistes, musiciens, théoriciens, techniciens&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;Les Rencontres Place Publique
direction Jacques Serrano,
10 rue du Refuge 13002 Marseille&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.lekti-ecriture.com/bloc-notes/index.php/post/2007/10/17/Hackulturation-Culture-libre-Culture-hacker2#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Le mouvement des archives ouvertes</title>
    <link>http://www.lekti-ecriture.com/bloc-notes/index.php/post/2007/08/03/Le-mouvement-des-archives-ouvertes</link>
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    <pubDate>Fri, 03 Aug 2007 13:05:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Joël Faucilhon</dc:creator>
        <category>La vie de l'Internet</category>
        <category>Internet</category><category>Logiciel libre</category><category>open access</category>    
    <description>    &lt;p&gt;En quelques mots — un livre serait nécessaire pour poser les bases, sans pour autant épuiser le sujet — il serait intéressant de parler d'un mouvement dont l'ampleur est immense dans le monde anglo-saxon, mais qui rencontre (semble-t-il), quelques retards au démarrage en France.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il s'agit du mouvement des Archives Ouvertes, autrement appelé l'Accès Ouvert, et l&lt;em&gt;'Open Access&lt;/em&gt; dans le monde anglo-saxon. L'une des plus belles réussites du mouvement de l&lt;em&gt;'Open Access&lt;/em&gt; est PLoS (Public Library of Science), fondé en 2001 par des chercheurs de Stanford et de Berkeley. PLoS, projet fondé en réaction au comportement de nombreux éditeurs anglo-saxons qui ne mettaient pas forcément à la disposition du public des chercheurs les articles dont ils étaient l'auteur, permet aux auteurs (généralement des chercheurs associés à des universités ou à des institutions), de publier leurs textes scientifiques en ligne, et de permettre ainsi une meilleure diffusion et un partage des connaissance, qui assure la base des progrès dans les sciences.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;PLoS est l'exemple le plus abouti, d'Archives Ouvertes. Nous aurions pu citer d'autres exemples.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En France, le mouvement des Archives Ouvertes, qui vise au partage des connaissances afin d'améliorer la circulation des informations et des connaissances, est encore embryonnaire, malgré quelques belles réussites. Il faudrait citer, notamment le site des Archives Ouvertes en Sciences de l'Homme et de la Société (HAL-SHS), qui regroupe plus de 8 000 documents en sciences humaines (&lt;a href=&quot;http://halshs.archives-ouvertes.fr/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;cliquez ici pour rejoindre le site Internet&lt;/a&gt;). D'un point de vue plus général, le site Internet archives-ouvertes.fr présente de nombreux documents liés au mouvement, à son histoire (quinze ans d'histoire...), et à l'actualité. Une visite à compléter avec celle du site &lt;a href=&quot;http://openaccess.inist.fr/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;http://openaccess.inist.fr/&lt;/a&gt;, maintenu par l'Institut de l'Information Scientifique et Technique du CNRS.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Bonnes découvertes à tous.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.lekti-ecriture.com/bloc-notes/index.php/post/2007/08/03/Le-mouvement-des-archives-ouvertes#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Bibliothèque sonore, toujours...</title>
    <link>http://www.lekti-ecriture.com/bloc-notes/index.php/post/2007/08/01/Bibliotheque-sonore-toujours</link>
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    <pubDate>Wed, 01 Aug 2007 21:43:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Joël Faucilhon</dc:creator>
        <category>Général - la vie de lekti</category>
        <category>bibliothèque sonore</category><category>Internet</category><category>Le projet Lekti-ecriture.com</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Cela fait déjà quelques mois que la bibliothèque sonore de Lekti-ecriture.com (un projet important, selon moi) est en cours de refonte, pour prendre place, de manière définitive, au sein de &lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://www.lekti-ecriture.com/contrefeux&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Contre-feux&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;, la revue littéraire de Lekti-ecriture.com.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le nombre de documents audio disponibles en libre accès a fortement augmenté au cours de ces mois. Près d'une cinquantaine d'heures d'archives sonores sont libres d'écoute, et nous en avons au moins autant à mettre en forme, afin de les placer au sein de &lt;em&gt;Contre-feux&lt;/em&gt;, avec cette conviction intime qu'il est utile et nécessaire de &lt;em&gt;donner à lire, à entendre et à voir&lt;/em&gt; pour que le public prenne conscience de l'importance d'écrivains (re)connus, tels que Marek Halter, ou d'autres qui le sont mois, pour autant essentiels, comme Borislav Pekic, d'éditeurs comme Jacques Brémond ou José Corti, du travail d'anthropologues comme Alban Bensa. Et les absents sont nombreux...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Lorsque je parle de libre accès, cela signifie que nous sommes en mesure de &lt;em&gt;donner au public&lt;/em&gt;, et non pas de mettre en place des contenus dont la seule vertu serait d'augmenter de manière considérable le nombre de visiteurs, dans l'optique de faire d'eux les cibles  d'une publicité intrusive. Comme le soulignent la plupart des études menées depuis un an, le marché publicitaire sur Internet connaît une expansion (presque) sans précédent, avec des niveaux d'investissement inégalés, même en 1999-2000. J’espère revenir dans un prochain billet sur la hausse vertigineuse des investissements publicitaires sur Internet, observée au cours des derniers trimestres, qui vont peut-être (ou ont déjà) provoqué un basculement de l’Internet sur son axe. Un axe qui tourne autour de deux pôles contradictoires&amp;nbsp;: le web marchand, le support privilégié des marques, désormais, et l’Internet collaboratif, fondé dans un esprit de partage et de découverte, voulu par des (grands) hommes tels que Richard Stallman, président et fondateur de la Free Software Foundation.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mais je m’égare ici quelque peu, et c’est pour cela que j’invite les internautes à découvrir de jolis moments passés avec des écrivains, traducteurs et éditeurs, sur la bibliothèque sonore de Lekti-ecriture.com. Il vous suffit pour cela de suivre le lien suivant&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.lekti-ecriture.com/contrefeux/-La-bibliotheque-sonore-.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;http://www.lekti-ecriture.com/contrefeux/-La-bibliotheque-sonore-.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Quand l'Internet fait des bulles, un film à voir pour prendre de la distance</title>
    <link>http://www.lekti-ecriture.com/bloc-notes/index.php/post/2007/06/28/124-quand-l-internet-fait-des-bulles-un-film-a-voir-pour-prendre-de-la-distance</link>
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    <pubDate>Thu, 28 Jun 2007 19:19:56 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Lekti-ecriture.com</dc:creator>
        <category>La vie de l'Internet</category>
        <category>Internet</category><category>Web 2.0</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Alors que tout le monde s'émerveille des possibilités offertes par le Web 2.0, certains, tels que &lt;a href=&quot;http://standblog.org/blog/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Tristan Nitot&lt;/a&gt;, responsable pour l'Europe de la Mozilla Foundation, s'inquiètent de la possibilité de l'existence d'une bulle Internet autour des technologies web 2.0.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En même temps, la chaîne 13eme Rue nous permet de consulter un documentaire particulièrement conçu, étudié et dense. Intitulé &lt;em&gt;Quand l'Internet fait des bulles&lt;/em&gt;, ce documentaire de 53 minutes nous permet de nous replonger dans la chronologie et les épisodes successifs qui ont mené au décrochage brutal des valeurs technologiques, en 2000, et sinistré le milieu de l'Internet pendant plusieurs années.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Prévoir 53 minutes, mais un documentaire à découvrir absolument, pour ceux qui n'étaient pas forcément déjà là en 2000, ou pour se rappeler à quel point il faut savoir être prudent.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.13emerue.fr/13emerue/nouveautes/quand-linternet-fait-des-bulles.htm&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;http://www.13emerue.fr/13emerue/nouveautes/quand-linternet-fait-des-bulles.htm&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Au moment où nous apprenons par certaines sources qu'un site Internet comme Dailymotion perdrait 4 millions d'euros par mois, on peut se demander si les conditions ne sont pas réunies pour qu'une nouvelle bulle Internet prenne naissance.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.lekti-ecriture.com/bloc-notes/index.php/post/2007/06/28/124-quand-l-internet-fait-des-bulles-un-film-a-voir-pour-prendre-de-la-distance#comment-form</comments>
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    <title>La non-affaire Google Livres</title>
    <link>http://www.lekti-ecriture.com/bloc-notes/index.php/post/2006/06/13/29-la-non-affaire-google-livres</link>
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    <pubDate>Tue, 13 Jun 2006 11:50:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Lekti-ecriture.com</dc:creator>
        <category>Livre et numérique</category>
        <category>Google Books</category><category>Internet</category><category>Édition indépendante</category>    
    <description>&lt;p&gt;La parution du Rebond des éditions Kargo, dans Libération du 06/12/2006, sur Google Livres a suscité de nombreuses réactions, divers commentaires.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Alexandre Laumaunier apporte dans ce texte différentes précisions.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;- Ce Rebond a été écrit il y a plusieurs semaines, et sa parution était prévue avant que le groupe La Martinière n’attaque en justice Google. Si Libération s’est empressé de le publier au lendemain de la plainte de La Martinière, ce Rebond ne constitue en rien une “ réponse ” sur le vif (ou je ne sais quoi d’autre) pour “ défendre ” Google.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;- Par ailleurs, le titre de ce Rebond (“ Les petits éditeurs votent Google ”) n’était pas le titre que j’avais proposé. Le mien, mi-ironique, mi-sérieux, était “ Google and me ” – car il s’agissait avant tout d’expliquer comment et pourquoi un petit (si ce n’est micro) éditeur accepte de s’affilier au projet Google Livres, tout en exigeant (et en obtenant) certains aménagements la part de la société américaine. La publication de ce Rebond, globalement favorable au projet de la société américaine, était conditionnée à la réalisation de ces aménagements – j’y reviens ci-dessous.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;- Ce titre tend à laisser penser que mes propos reflètent les idées de tout ou partie des “ petits ” éditeurs (en opposition aux “ gros ” éditeurs). Ce n’est pas le cas. Car d’une part je ne prétends pas parler au nom de mes confrères (le texte reflétait une expérience toute personnelle), et d’autre part la majorité des éditeurs n’est pas favorable (on le sait) au projet Google Livres. Je constate toutefois qu’un bon nombre d’éditeurs (qui, en l’espèce, sont des “ petits ”) se sont, ou vont, s’affilier au projet Google Livres. Gros et petits éditeurs ne sont pas confrontés aux mêmes difficultés dans leur travail, et le rapport (de force, par exemple) qu’ils entretiennent avec Google en est le reflet. Aussi n’est-il pas étonnant de constater que plus le chiffre d’affaires d’une maison d’édition est important, plus grande est la méfiance envers Google… constatation valable en France, mais pas aux États-Unis.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;- La plainte du groupe La Martinière, qui implique trois pays différents (France, Suisse, États-Unis), a le mérite de mettre en lumière des questions juridiques de fonds et non résolues quand à la relation entre un droit d’auteur national et une diffusion mondiale du savoir numérisé. Cela permettra (en tout cas espérons-le) de vraies discussions sur, par exemple, la différence entre le fair use américain et le droit de citation français – car derrière ces différences, au-delà du juridique, se trament des interrogations sur l’intérêt public et le bien commun. Par ailleurs, on peut légitimement comprendre qu’un éditeur mis devant le fait accompli (un livre de son fonds se retrouvant sur Google Livres) n’accepte pas la méthode employée (opt in versus opt out). C’est là toute la différence entre le programme Google Livres à destination des éditeurs (qui ont une maîtrise totale de la mise en ligne de leurs ouvrages) et le programme destiné aux bibliothèques (qui à mon sens est moins abouti et pose encore bien des problèmes).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;- Je maintiens que Google Livres n’est pas la panacée – les petits éditeurs peuvent au mieux en retirer quelques bénéfices. Le projet français en est à un stade que l’on pourrait qualifier d’expérimental – en jargon informatique, il s’agit d’une version beta. Je veux en revanche insister sur le fait qu’un dialogue intensif et précis avec la société américaine peut permettre, par exemple, de défendre la librairie (le discours dominant des “anti-Google” affirmant le contraire). Sans aller jusqu’à dire qu’un micro-éditeur comme Kargo a fait plier un géant mondial comme Google (quoi que), j’ai malgré tout réussi à obtenir que le premier lien “ Achetez ce livre ” (lien visible lorsqu’une page d’un livre est consultée) renvoie vers un site se fournissant auprès d’une librairie indépendante. Ce détail est d’importance: plutôt que d’inciter un internaute à acheter le livre consulté auprès de sites marchands reconnus (qui, dans la réalité, ne se résument qu’à des hangars où officient des préparateurs de colis sous-payés), les éditions Kargo renvoient vers Lekti-ecriture.com, qui est associé à’une librairie indépendante, Clair Obscur, à Albi. Obtenir ce résultat n’allait pas de soi – et les responsables de Google Livres France eux-mêmes ont dû batailler pour l’obtenir. Ce lien vers une librairie réelle était une condition sine qua non pour que Kargo accepte le programme Google Livres.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;- Les éditions Kargo ne “ votent ” pas Google, car pour voter encore faut-il qu’il y ait plusieurs candidats… Or il se trouve que pour le moment seul le moteur de recherche américain est capable d’offrir en France une visibilité online à des livres imprimés (en attendant le projet Open Content Alliance de Microsoft-Yahoo-Adobe, qui pose des questions techniques bien plus épineuses, aux conséquences bien plus dangereuses). Profiter de la solution apportée par une société américaine qui par ailleurs pratique une certaine forme de censure en Chine ne me réjouit pas. Mais de même que j’ai renoncé à me promener à poil dans la rue pour éviter d’acheter des vêtements fabriqués par les ouvriers du tiers-monde sous-payés, se servir de Google est moins un satisfecit qu’une solution (peut-être temporaire) aux problèmes de visibilité que connaît un petit éditeur. Aucun cynisme dans tout cela – juste un principe de réalité. Que les anti-Google commencent par ne plus s’en servir lorsqu’ils recherchent quelque chose sur internet! Comme le dit mon confrère des éditions de l’Éclat, on préférerait imprimer au plomb et ne pas perdre de temps à s’occuper de ces histoires de numérisation… mais les temps ont changé.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;- Tous les auteurs publiés par les éditions Kargo que j’ai sollicités ont donné leur accord pour que leurs ouvrages soient disponibles sur Google Livres. Par ailleurs, une grande majorité des versions originales anglaises des livres traduits par les éditions Kargo sont sur Google Books depuis belle lurette – et là il ne s’agit plus de petits éditeurs, mais de Beacon Press, Verso, Duke University Press, Oxford University Press, Chicago University Press, etc. Si Google Livres représentait un manque à gagner financier pour ces importants éditeurs anglo-saxons, gageons que leurs livres ne seraient pas consultables sur Google Books… Pour le moment, personne ne peut prouver qu’une consultation d’un livre sur internet nuit financièrement aux ventes de l’éditeur. Le discours dominant affirme que les auteurs, pour des questions de propriété intellectuelle, seraient contre cette mise en ligne numérique, mais pour l’instant, je n’en ai rencontré aucun.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;- Sur le fond, au-delà des discours et des rebonds, au-delà des problèmes juridiques à régler, au-delà des intérêts économiques et/ou corporatistes que chacun(e) essaie de défendre, au-delà des technologies encore balbutiantes, au-delà d’un antiaméricanisme primaire qui se révèle ici et là, au fond les véritables interrogations que posent les transformations technologiques, notamment lorsqu’elles impliquent certaines formes de savoir, sont celles du partage de l’information, du savoir en tant que bien commun, des qualités et des défauts de l’écriture numérique, qui permet désormais une maniabilité du savoir comme jamais cela n’avait été possible auparavant. Rarement trouve-t-on, dans les quelques discussions ici et là sur Google Livres, les mots “bien commun”, “ partage du savoir ”, “ démocratisation de l’écriture ”… Car c’est bien de cela dont il s’agit, au moment où l’on constate que l’objet-livre, qui symboliquement et dans les faits, était jusqu’à maintenant le seul garant d’une vérité, ne l’est plus (seulement). Le jour où le livre ne sera plus qu’une mise en ligne d’un savoir, je changerai de métier. En attendant, j’essaie de respecter une clause qui se trouve dans tous les contrats passés avec les auteurs que j’édite: faire le maximum pour que la visibilité de leurs livres soit la meilleure possible.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;- Le matraquage de la “ pensée officielle ”, dont M. Jeanneney fut un porte-parole efficace, a pour l’instant obéré toute discussion de fond sur la diffusion numérique du savoir. Quelles que soient les positions, un très large débat sur ces questions devrait (ou plutôt aurait déjà dû) avoir lieu, réunissant à la fois éditeurs, libraires, juristes, spécialistes des technologies, bibliothécaires, lecteurs, chercheurs, enseignants, etc. Il est proprement incompréhensible qu’aucun lieu (institutionnel ou non) n’ait encore organisé de vraies rencontres sur le sujet… Les enjeux de la diffusion numérique du savoir impliquent moins ceux qui en parlent maintenant que la première génération née avec l’internet (et les suivantes) – celle des gamins qui à 15 ans savent comment télécharger un film à l’autre bout du monde, ceux-là même qui, au grand damne des enseignants, vont repiquer maladroitement ce qu’ils trouvent sur le web sans en juger de la pertinence. L’arrivée du savoir garanti par l’objet-livre dématérialisé pourrait ainsi faire des heureux… si l’on explique comment ça marche.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;- En dehors d’un hypothétique véritable débat qui (sait-on jamais) verra peut-être le jour, je ne souhaite pas me transformer en “ Monsieur pro-Google ” – cette affaire met en jeu des intérêts plus profonds que cela et ne concerne pas seulement la relation entre un petit éditeur et un géant américain de l’internet, relation sur laquelle tout est dit. Google Livres, je n’y pense pas le matin en me rasant… mais en revanche je pense au prochain livre que je vais imprimer. Parmi tous les commentaires reçus sur le Rebond de Libération (venant d’universitaires, de confrères, de traducteurs, de chercheurs, de lecteurs, etc.), pas un seul n’a été critique (ce qui signifie au passage que les “ anti-Google ” ont oublié de se manifester – sans doute par manque d’arguments?). Ces commentaires, de même que l’assentiment des auteurs des éditions Kargo, me confortent dans l’idée que défendre la pensée, quels qu’en soient les moyens, reste le premier travail d’un éditeur. Sous la forme d’un livre, bien entendu.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Alexandre Laumonier, éditions Kargo.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
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    <title>Google and Me</title>
    <link>http://www.lekti-ecriture.com/bloc-notes/index.php/post/2006/06/12/28-google-and-me</link>
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    <pubDate>Mon, 12 Jun 2006 18:14:54 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Lekti-ecriture.com</dc:creator>
        <category>Livre et numérique</category>
        <category>Google Books</category><category>Internet</category><category>livre numérique</category>    
    <description>&lt;p&gt;Alexandre Laumaunier, éditeur et responsable des éditions Kargo, a fait paraître un Rebonds dans Libération, en date du 12 juin 2006, dans lequel il expliquait les raisons qui l'ont poussé à rejoindre le projet Google  Books.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L'ensemble du texte proposé par Alexandre Laumaunier à Libération est ici en ligne, grâce à l'aimable autorisation de l'auteur.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous n'avons pas repris le titre du Rebonds «&amp;nbsp;Lorsque les petits éditeurs votent Google », dans la mesure où ce titre a été choisi de manière unilatérale par la rédaction de Libération, sans consultation de l'auteur.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Les vociférations du milieu du livre contre Google Livres ont été légion, et les médias ont généreusement écouté les éditeurs qui s'y opposent, réduisant au silence les nombreux confrères qui accueillent ce projet positivement – ceux-là seraient-ils des imbéciles finis&amp;nbsp;? des fossoyeurs de la librairie française&amp;nbsp;? Comme souvent en Gaule, la polémique permet d'éluder les vraies questions. Paraît-il même que l'on en serait venu aux mains sur le stand Google lors du dernier Salon du livre&amp;nbsp;; ainsi les politiques n'ont-ils pas l'apanage des décisions hâtivement prises pour les autres sans débat aucun et dégénérant en pugilat.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Comment ça marche, Google Livres&amp;nbsp;? En résumé&amp;nbsp;: l’éditeur autorise la mise en ligne de ses ouvrages et choisit lui-même les paramètres de la consultation (c'est-à-dire le nombre de pages qu'un internaute peut lire). Il autorise Google à proposer des liens vers des sites marchands (Amazon, etc.) commercialisant l'ouvrage, l’éditeur pouvant proposer en priorité un site de son choix. Google ne prend pas de commission sur l’éventuelle vente de l’ouvrage, mais reverse à l’éditeur une somme symbolique si un internaute clique sur un lien publicitaire dont la présence et discrète. Et l'éditeur peut à tout moment se retirer du programme.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Rien de bien méchant, donc – mais les conséquences sont multiples. Écartons d’abord quelques arguments du clan «tous contre Google». Une société américaine, dont le but est «d'organiser le savoir mondial» et de faire du profit, aura la main mise sur le savoir&amp;nbsp;; certes, mais de toute manière l'internet est en soi américain de par la maîtrise du réseau. Le «monde du livre» se fera envahir de publicités parce qu'un lien vers un site commercialisant des madeleines apparaîtra si un internaute recherche «Proust»… Pour l'instant, ces liens commerciaux n'existent pas. Et puis l'internet est entièrement pourri de publicités (même le site d'une radio publique comme France Culture fait clignoter sur son site une publicité pour un opérateur téléphonique, pourquoi alors s'offusquer qu'une société privée refuse un lien publicitaire sur un site qui n'est pas même le sien ?) Autre argument fallacieux&amp;nbsp;: si l'on cherche &quot;Proust&quot; dans Google Livres, les réponses ne renvoient qu'aux éditions anglaises de la Recherche. C'est évident&amp;nbsp;: sans éditeurs français, une requête sur Proust n'aura aucune réponse française…&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le monde intellectuel s'émeut régulièrement de ce que l'internet offre à monsieur-tout-le-monde un savoir peu légitime, réitérant là la critique platonicienne de l'écriture démocratique, désormais errante, sans corps et sans père. On devrait donc se réjouir que le livre, objet (prétendument) garant d'un savoir, devienne numérique… La numérisation du livre (ou, pour être plus juste, la nouvelle matérialisation du savoir) est un pas immense dans l'histoire de l'accès à la connaissance, plus important même que l’invention de la presse par Gutemberg. Et ce parce que l'écriture numérique permet à ce monsieur-tout-le-monde de réaliser son propre index à partir d'un savoir mis à disposition. C'est le principe d'un moteur de recherche&amp;nbsp;: lorsqu'un internaute cherche «Cain et Abel» dans Google (Livres ou non), il crée son propre index à partir d'une multitude de pages web (ou d'ouvrages). Au XIIIe siècle, Hughes de Saint Cher embaucha 500 moines pour réaliser le premier index total de la Bible&amp;nbsp;; aujourd'hui, en quelques millisecondes, n'importe qui peut indexer n'importe quel(s) livre(s)…&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;C'est là qu'est irrecevable l'argument selon lequel Gallica aurait devancé Google Livres (1), puisque Gallica ne permet aucune indexation, les livres étant proposés en mode image et non en mode texte. Le sujet de l'indexation du savoir à l'heure de l'écriture numérique mériterait un colloque à lui tout seul. Car c'est là que réside un vrai danger&amp;nbsp;: partant de l'idée que celui qui maîtrise l'écriture maîtrise le savoir, alors celui qui maîtrise l'écriture informatique (i.e. la technologie d'un moteur de recherche) maîtrise le savoir numérique. C’est une question fondamentale.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pourquoi, malgré tout, signer avec Google Livres&amp;nbsp;? Tout d'abord parce que cela permet au livre de vivre autrement. La visibilité d'un livre en librairie, notamment dans le secteur (qui me concerne) des sciences humaines, est de plus en plus difficile. Faible mise en place des livres, retours de plus en plus précoces, donc vie du livre de plus en plus courte. Pourquoi dans ce cas s'opposer au feuilletage d'un livre sur internet, et ce pour des années, alors qu’on le permet en librairie… pour une durée de plus en plus brève&amp;nbsp;? Les éditions Kargo proposent la totalité de leur catalogue sur Google Livres, avec, au bout de quatre mois, ce résultat&amp;nbsp;: plus de 150 exemplaires vendus via cette consultation online, un chiffre loin d'être négligeable pour un éditeur spécialisé.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et puis Google Livres n'est pas un concurrent de la librairie. Un internaute consultant un livre des éditions Kargo est invité à acheter en priorité l'ouvrage sur lekti-ecriture.com, site regroupant une quarantaine d'éditeurs indépendants(lesquels sont d'ailleurs, en grande majorité, sur le point de signer avec Google Livres) et se fournissant auprès d'une librairie… indépendante (Clair Obscur, à Albi). On rétorquera que le lien vers Amazon.com ne disparait pas (certes, mais Amazon étant désormais avec ou sans Google le premier libraire, en chiffre d'affaires, de bien des éditeurs, s'en passer serait suicidaire). Par ailleurs, le site américain va mettre en place sous peu son système «&amp;nbsp;Trouvez les librairies près de chez vous» (un internaute tape le code postal de sa ville, et Google donne les coordonnées des librairies où le livre peut être acheté), preuve que la feuilletage online et la vente réelle ne sont pas antinomiques.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Tout cela est certes loin d'être parfait. On regrettera par ailleurs qu'une institution publique comme la Bibliothèque nationale de France, dénuée de tout souci de rentabilité, n’ait été incapable intellectuellement et techniquement d'anticiper l'accès numérique à l'objet-livre (pourquoi un dépôt légal numérique du livre n'existe-t-il toujours pas ?) Quelle sera l'attitude de la Bibliothèque numérique européenne face à la question de la compatibilité des supports numériques du livre&amp;nbsp;? On regrettera enfin qu'outre M. Eyrolles (président du Syndicat national de l'édition), le seul éditeur membre du comité interministériel français chargé de réfléchir à ces questions soit Editis, qui partage avec le si décrié Google ce point commun d'être côté en bourse. Cela alors même que Google remporte les suffrages des (très) petits éditeurs, bien plus soucieux eux de sauvegarder la librairie indépendante… Comprenne qui pourra.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;(1)	En revanche, le concept de lyber de notre confrère et ami des éditions de l'Eclat anticipa réellement l'existence numérique du livre – &lt;a href=&quot;http://www.lyber-eclat.net/lyber/lybertxt.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;http://www.lyber-eclat.net/lyber/lybertxt.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Alexandre Laumonier dirige les éditions Kargo (&lt;a href=&quot;http://www.editionskargo.com&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;http://www.editionskargo.com)&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous remercions Alexandre Lemaunier d'avoir autorisé la publication de son texte sur le bloc-notes de Lekti, et nous espérons que ce texte saura ouvrir la discussion et le débat, urgent à mener, sur la numérisation des savoirs.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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