Le Bloc-notes de Lekti-ecriture.com

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La numérisation des savoirs

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samedi, mai 3 2008

Retard

L'ouverture de la librairie générale Lekti-ecriture.com était prévue au cours du mois d'avril 2008. Nous sommes au début du mois de juin, et trois semaines de retard dans les dates initialement prévues doivent être prévues.

Nulle inquiétude en cela. Simplement, le mois d'avril a été une période dense, au niveau de Lekti-ecriture.com, et certains dossiers interprofessionnels (notamment celui des frais postaux pour les libraires et les éditeurs), nous ont éloigné quelques temps du projet de mise en place de la librairie Lekti-ecriture.com.

Par ailleurs, nous avons voulu, au moment de lancer la librairie générale, libérer le logiciel libre que nous avons conçu en partenariat avec la société No Parking (Lille, France), à partir du logiciel libre Drupal, et le mettre à la disposition des groupements d'éditeurs, librairies, auteurs et bibliothécaires, afin de leur permettre de construire leur projet. Nous sommes donc en train de préparer cette libération, et l'ensemble des modules Dupal développés au cours des derniers mois seront disponibles, en libre accès, sur drupal.org, d'ici quelques semaines.

Nous espérons être en mesure de construire une communauté autour de ce logiciel libre, afin de développer certaines fonctionnalités, de promouvoir l'utilisation de Drupal en tant que logiciel libre prompt, nous l'avons voulu ainsi, à répondre aux attentes des auteurs, éditeurs, libraires et communautés de lecteurs. Un logiciel libre également apte à vendre des textes dématérialisés, quelques soient leurs formats. Un logiciel libre pour que pour que les gens du livre puissent avoir des outils techniques puissants qui leur permettent de s'organiser de manière efficace. Le logiciel libre Drupal, malheureusement moins connu en France que dans les pays anglo-saxons, bénéficie d'une communauté de développeurs particulièrement impressionnante, rigoureux dans leur travail, et d'une architecture très souple, particulièrement modulaire, apte à répondre à des besoins assez différents, qui pourraient être ceux de groupements de librairies, d'éditeurs, d'auteurs et de libraires.

Lekti-ecriture.com a rejoint l'AFUL (Association Francophone des Utilisateurs de Linux et des Logiciels Libres) cette semaine. Avec l'envie de promouvoir le logiciel libre au sein du monde du livre, notamment au moment où les bibliothèques publiques décident de numériser en masse leur fonds, en privilégiant les formats propriétaires et les DRM, ces fameux verrous numériques, ce qui ne cesse d'inquiéter tous ceux qui se préoccupent de maintenir certaines libertés fondamentales, notamment celle d'un accès au savoir.

samedi, février 2 2008

Kindle swindle

« Kindle Swindle », autrement traduit en français, « l'escroquerie du Kindle », tel est le nom de la nouvelle campagne de la Free Software Foundation, Fondation pour le Logiciel Libre, dirigée par Richard Stallman.

Richard Stallman et la Free Software Foundation, dont il est fondateur, reprochent au Kindle d'Amazon d'utiliser des DRM (Digital Rights Management), de vérouiller de manière féroce l'objet et les fichiers qu'il permet de lire. Voici la traduction du début du texte de la campagne Kindle Swindle, de la Free Software Foundation :

Le Kindle d'Amazon apporte du confort, mais au prix de la perte de la liberté.

Quand vous achetez un Kindle, vous devez être d'accord avec le système de gestion des droits numériques (DRM). Depuis que tous les ebooks du Kindle, que vous achetez, sont au format propriétaire Amazon, vous devez vous engager à ne pas partager vos ebooks avec vos amis. Et, parce que vous promettez de ne pas tenter de contourner les DRM, il n'existe aucune solution pour transférer vos ebooks sur votre ordinateur ou votre lecteur d'Ebooks. Vous êtes enfermés avec Amazon, vous êtes enfermés avec Amazon. Si vous tentez de transférer vos ebooks sur votre ordinateur ou un lecteur, Amazon peut mettre fin au service qui les lie à vous, et à vous empêcher d'accéder aux livres que vous avez déjà acheté.

Vous pouvez lire la suite du texte de la campagne de la FSF à l'adresse Internet suivante : http://defectivebydesign.org/KindleSwindle.

Nous nous joignons à la campagne initiée par Richard Stallman pour sensibiliser le grand public aux risques que nous encourrons, en terme de perte de liberté, lorsque nous acceptons la logique de certains grands groupes qui tentent d'imposer les DRM, que cela soit au niveau de la musique, de la vidéo ou du livre.

Il existe d'autres modèles alternatifs aux DRM, qui puissent tout à la fois protéger les créateurs qui le souhaitent, et garantir la liberté de chacun. Il est nécessaire d'explorer d'autres voies, et nous souhaitons que l'univers du livre, au moment où tout le monde parle de la « dématérialisation » des textes, ne s'engouffre pas dans la voie pernicieuse et dangereuse des DRM, qui ont emmené les majors du disque et en ce moment même, celles du cinéma, au bord de la catastrophe.

Pour plus d'informations sur les DRM, nous vous invitons à consulter le site Internet « Stop DRM », ressource essentielle sur à ce sujet, un site Internet en langue française : http://stopdrm.info/

vendredi, octobre 12 2007

Bouquets numériques, suite

Nous avons mis dimanche dernier en ligne, sur Contre-feux, la revue littéraire de Lekti-ecriture.com, un entretien réalisé avec Eric Briys, à propos des nouvelles offres de vente de « bouquets de livres » numériques, dont il est l'un des acteurs.

Cet article a suscité de nombreuses réactions (qui ne vont sans doute pas s'éteindre), et nous avons décidé de publier aujourd'hui, toujours sur Contre-feux, un texte intitulé « Quel lieu pour le livre », signé de Benoît Berthou. Benoît Berthou est maître de conférences à l’université Toulouse-Le Mirail, responsable du Master « Système, pratique et diffusion de l’édition imprimée et électronique. »

Nous invitons les internautes à lire le texte en cliquant sur le lien suivant : lire le texte « Quel lieu pour le livre. »

mercredi, octobre 10 2007

« Google recherche de livres » s'ouvre aux librairies physiques

Google Recherche de livres, en tant que projet, a suscité de nombreuses réactions contradictoires.

Alors que certains éditeurs associés à Lekti-ecriture.com ont depuis le départ intégré le projet Google Recherche de Livres (L'Éclat en premier lieu, puis kargo, Anacharsis, Passage du Nord-Ouest), Google est toujours en procès avec le Syndicat de l'Édition Française (concernant l'interprétation du droit de citation).

Jusqu'à récemment, Google recherche de livres renvoyait de manière systématique vers les grands superstores en ligne, pour l'achat des livres présentés.

Mais le projet évolue. Depuis peu, le renvoi vers des libraires physiques est effectif, avec l'apparition de liens marchands vers les librairies suivantes (dans l'ordre alphabétique) : Decitre, Librairie Dialogues, Mollat, Ombres Blanches, Sauramps.

Rien n'indique que cette liste soit définitive. Rien n'indique, a contrario, qu'elle soit destinée à évoluer, avec plus de librairies physiques présentées en lien.

À suivre...

dimanche, octobre 7 2007

Entretien avec Eric Briys, responsable de Cyberlibris, sur Contre-feux

Logo CyberlibrisIl y a une semaine de cela, nous avons parlé de la nouvelle offre de « téléchargements » de livres de Fnac.com, conçue en partenariat avec Cyberlibris, projet de bibliothèque numérique basé en Belgique.

Compte tenu de l'importance des mouvements qui s'amorcent autour du livre numérique, dont Cyberlibris est l'un des acteurs majeurs, nous avons souhaité mettre au plus tôt à la disposition du public un entretien avec Eric Briys, responsable de Cyberlibris et co-fondateur de cette structure. C'est désormais effectif et les internautes peuvent consulter cet entretien, réalisé par courriel et téléphone au cours de la semaine qui s'achève, sur Contre-feux, la revue littéraire de Lekti-ecriture.com. Il suffit de suivre le lien suivant :

http://www.lekti-ecriture.com/contrefeux/Entretien-avec-Eric-Bryis.html.

Au cours des prochains mois, et compte tenu de l'accélération des propositions liées aux livres numériques, nous essaierons de mettre à la disposition du public, au sein de la revue littéraire de Lekti-ecriture.com, Contre-feux, un nombre toujours plus élevé de documents, qui permettent de comprendre en profondeur les mutations en cours.

mardi, octobre 2 2007

Fnac.com, nouvelle version et... vente en ligne de bouquets de livres numériques

Certains l'on remarqué, Fnac.com a fait peau neuve depuis quelques jours, avec notamment l'intégration de fils RSS qui permettent de suivre l'annonce des nouveautés dans son lecteur de fils RSS préféré.

Mais la véritable nouveauté est ailleurs, et nous remercions le responsable de Cyberlibris d'avoir bien voulu nous en parler, peu avant l'événement.

Cyberlibris, plate-forme de lecture et de consultation en ligne de livres numérisés a été retenu pour s'occuper de la rubrique « téléchargements » de livres (mal nommée, puisqu'il s'agit de consultations à distance avec impression autorisée), répartis au sein de sept bouquets, au sein de Fnac.com. Pour l'instant, l'offre n'est pas encore en ligne, mais cela ne saurait tarder.

Cet événement perdrait tout son sens, et son importance, si l'on ne connaissait pas le nombre d'éditeurs qui sont associés à la démarche de Cyberlibris. De très nombreux groupes éditoriaux, et des éditeurs de moindre importance, ont signé avec Cyberlibris. L'offre éditoriale proposée par Fnac.com, via Cyberlibris, va donc être de première ampleur.

Le livre numérique commence ici.

mercredi, juin 20 2007

Le livre numérique : les deux modèles proposés (pour l'instant)

En l'absence de terminal de lecture propre à la lecture en ligne (les e-readers ne nous ont pas encore envahis, malgré les efforts de Sony et d'autres constructeurs chinois), deux formules sont en train de s'opposer en ce qui concerne le livre numérique :

1) Le choix de Google (et d'autres plate-formes telles que Cyberlibris), est de mettre le navigateur Internet au centre de la démarche. La consultation des ouvrages numérisés s'effectue donc en ligne, sur abonnement (formule de Cyberlibris), ou de manière gratuite (Google Recherche de Livres, avec seulement des extraits de livres en lecture pour l'internaute).

2) D'autres plate-formes, telles que Numilog ou Sony, parient eux sur l'achat d'un livre avec une lecture en mode " déconnecté " (de l'Internet), avec l'achat de livres que l'on peut lire sur son ordinateur, la plupart du temps au format pdf.

Il est difficile de dire, pour l'instant, lequel de ces deux modèles risque de s'imposer à terme. Nous pouvons simplement signaler que Google va continuer à investir de manière massive dans le livre (en tant que contenu qui peut être monétisé, au même titre qu'une vidéo, cf les propos de Sergey Brin au forum économique de Davos en 2005), et le leadership de la firme californienne peut peser fortement, à terme, sur le modèle qui va s'imposer en matière de lecture numérique.

A ne pas oublier d'ailleurs, Google va bientôt franchir un cap, en proposant aux éditeurs un accès complet à leurs livres numérisés, moyennant une rétribution pour l'éditeur, et un paiement dont la forme et le modèle (abonnement, paiement à la page consultée ?) reste à définir, pour l'internaute. De plus en plus, les responsables de Google France affirment devant leurs interlocuteurs qu'ils seront bientôt prêts à monétiser le contenu des éditeurs, selon leurs propres termes.

jeudi, juin 14 2007

Web 2.0 ... The Machine is Us/ing Us

L'auteur du film que vous pouvez découvrir ci-dessous, le professeur Welsch, est responsable d'une structure d' « Ethnographie digitale », et professeur à l'université de l'Etat du Kansas, aux Etats-Unis.

Nous n'avons pas l'habitude, ici, de renvoyer vers des vidéos YouTube, et il n'est pas certain que les habitués du bloc-notes comprennent tout de suite la raison d'être de ce film ici. Et pourtant... Ce film nous interroge sur la manière dont nous lisons (consommons ?) le texte sur nos écrans d'ordinateur. Il est possible de ne pas être d'accord avec la dimension positiviste du film que l'on peut voir, il n'empêche, il nous questionne de manière abrupte et forte sur les modèles de structuration du savoir et de l'information sur l'Internet, notamment avec la montée en puissance des outils web 2.0.

Titre du film que vous pouvez découvrir :

Web 2.0 ... The Machine is Us/ing Us

samedi, juin 9 2007

Colloque ALIRE/Dilicom, premier compte-rendu

Lundi dernier, s'est tenu sur Paris un colloque sur Paris (au cinéma Mk2 de la bibliothèque François Mitterrand) particulièrement important.

Intitulé Les nouveaux supports numériques du texte, le colloque a rassemblé près de trois cent personnes autour de quelques professionnels du livre, des nouveaux supports de lecture, ou encore d'histoire de l'écrit. Et nous devons remercier Eric Hardin, président de l'ALIRE, et Bernard de Fréminville (président de Dilicom), d'avoir permis qu'un colloque de cette envergure ait pu se tenir.

Le colloque fut dense, les présentations d'une très grande qualité, et il serait vain de vouloir ici faire état des communications du colloque, tant le nombre d'informations ramassées dans la journée était important.

Delphine Gardey, historienne, a pu présenter une brève histoire de l'écrit et des supports de l'écrit au cours de l'histoire. Catherine Forestier, coordinateur du pôle livres du projet Couperin, a incité les éditeurs français à donner accès à leurs ressources numériques ( il faut entendre, sur abonnement, à la manière de ce que fait le portail CAIRN ou Cyberlibris) pour constituer un fond documentaire numérique.

Jérôme Denoix (directeur du développement Hachette illustré) et Paul Carril (responsable marketing et éditorial chez Michelin), ont parlé de l'évolution de leur métier, et de la prise en compte toujours plus importante du support numérique, même s'il ne s'agit pas – selon eux – d'une révolution, mais plutôt d'une évolution.

C'est Julien Ulrich, Directeur Général de Virgin Méga, qui fut le plus incisif sur le numérique, en déclarant que le livre n'avait pas encore trouvé son Ipod, mais que cela ne devrait pas tarder, entraînant selon lui des dégâts comparables à ceux rencontrés par le marché de la musique sinistré, selon lui par la multiplication des téléchargements illégaux, qui doivent être sévèrement réprimés, selon ses propres mots.

Le programme de l'après-midi ne fut pas moins dense.

Jean-Michel Billaut, président de « The networking company », véritable troublion attentif à toutes les formes d'évolution du numérique, s'est largement attardé sur la naissance d'une intelligence commune, grâce à l'Internet.

Denis Zwirn, président de Numilog, a présenté sa plate-forme et son métier, désormais baptisé du nom quelque peu barbare d'agrégateurs de livres numériques.

Les deux interventions qui ont suivies, celle de Jacques Angele (co-fondateur de Nemoptic, fabricant de papier numérique), et de Bruno Rives (PDG de l'observatoire Tebaldo) furent plus techniques, avec la circulation habituelle et la présentation des dernières générations de E-Books.

Il était déjà 17 heures, et un intervenant devait conclure. Ce fut le rôle confié à John Mc Namee, Président de la Fédération Européenne des Libraires, qui a tenté de voir, de manière particulièrement lucide, de quelle manière les librairies pourraient s'insérer dans la nouvelle chaîne du livre numérique.

Comme chacun peut le voir, la journée fut chargée, très dense au vu du nombre d'informations que chacun devait assimiler. Avec une certitude, pour tous : la révolution numérique est en marche, et il y aura de la casse. En ligne de mire : les libraires, mais également les distributeurs de livres, dont la place dans cette nouvelle chaîne du livre n'est pas assurée.

Le compte-rendu de ces rencontres, et les communications des intervenants, sera si possible mis en ligne le plus tôt possible sur le site Internet de Dilicom, en fonction de la volonté de chacun des participants de rendre publique ou non son intervention. Nous espérons que ce sera le cas, et nous tiendrons évidemment les internautes informés.

Et encore une fois, merci à Eric Hardin et Bernard de Fréminville d'avoir organisé ce colloque.

jeudi, mai 24 2007

Evénement Alire - Dilicom : les nouveaux supports numériques du texte -Impacts sur le commerce du livre

Les « nouveaux supports électroniques du texte » arrivent… Loin des premiers essais menés il y a quelques années, ces nouveaux supports sont impressionnants. D’énormes investissements sont engagés en Asie et en Europe pour en faire une production industrielle.

Il est évident que la production et la commercialisation des livres en seront bouleversées.

Le livre est aujourd’hui le principal support du texte, il n’a jamais été aussi beau ni aussi varié, il sert à tout, il est toujours là, il fait partie de notre vie quotidienne. Mais Internet et le papier électronique arrivent, ils ont mille nouvelles qualités, ils ouvrent à des fonctions innombrables que le bon vieux papier, aussi beau soit-il, n’offrira jamais.

Ces quelques phrases de Bernard de Fréminville, directeur général de Dilicom, dont la pertinence paraît évidente, sont issues de la présentation d'un colloque organisé par l'ALIRE et Dilicom le 4 juin prochain au cinéma MK2 Bibliothèque Nationale, qui se définit comme objectif de présenter les mutations liées au numérique dans le monde du livre, à travers toute une série d'interventions durant la journée du colloque.

Le programme complet du colloque, ainsi que les modalités de participation, sont disponibles à l'adresse suivante :

http://www.dilicom.net/Data/lettre_information_colloque.htm

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